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Lanceur d’alerte : « Quand on rencontre un autre lanceur d’alerte, on sait comment il a morflé, ce qu’il a pris dans la gueule »

Ancien homme politique devenu chasseur d'élus crapuleux, Philippe Pascot dénonce les dérives du système français et réclame plus de transparence.

Héros pour certains, traîtres pour d’autres, les lanceurs d’alerte mettent au jour des dysfonctionnements ou des actes répréhensibles et en payent souvent le prix fort. Seuls face à une entreprise, à des lobbys, à des laboratoires pharmaceutiques et même parfois face à l’Etat, ils signalent une menace ou un préjudice au nom de l’intérêt général. 20 Minutes leur donne la parole. Cette semaine Philippe Pascot, ancien adjoint de Manuel Valls à la mairie d’Evry, nous raconte pourquoi il sillonne la France avec son chapeau et ses livres, dont son dernier Mensonges d’Etat*, pour dénoncer les dérives du système politique français.

« J’ai toujours été un trublion. Lorsque j’exerçais des fonctions d’élu, j’étais ce qu’on appelle « la mouche du coche » ou « le fou du roi ». Je n’ai jamais voté quelque chose dans la compromission. Plusieurs fois, je me suis même battu avec les gens de mon propre camp (il a été membre du Parti radical de gauche), parce que je n’étais pas d’accord avec eux. Je le dis souvent, tous les élus ne sont pas pourris. Moi je suis toujours resté honnête, sauf qu’à un moment donné, je ne pouvais plus rien faire en tant qu’élu, donc il était temps de dire stop. Quelqu’un d’honnête ne peut pas “monter” en politique. C’est impossible. Il y a trop de compromission et trop d’argent. Plus vous remontez en haut de la pyramide, et plus vous êtes obligé de vous pourrir.
C’est après la parution de mon ouvrage Pilleurs d’Etat, [en 2015 aux éditions Max Milo], au sein duquel je recense les abus de centaines d’élus de la République, que mon combat a commencé à être médiatisé et pris au sérieux. Mon passage sur RMC en mars 2016, dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin (à l’époque où il m’invitait encore) a fait le buzz. Les gens visés ont compris que je ne me tairais pas et ont étudié le moyen de me faire un procès, de me faire taire, mais ils n’ont pas trouvé, car tout ce que je relaye dans mes livres est sourcé et factuel. Je n’invente rien. Dans ce cas-là, difficile de me faire un procès. Le seul truc qui leur reste à faire, c’est de me faire avoir un accident de voiture, un jour. Vous savez, c’est le syndrome Coluche. Tant que vous êtes le fou du roi, vous amusez tout le monde. Moi, tant que j’étais le fou du roi avec Manuel Valls [il a été son maire adjoint à la mairie d’Evry], j’amusais la galerie. C’est-à-dire que je pouvais me permettre de dire et faire certaines choses que d’autres élus n’osaient pas. Mais dès que tu passes un certain statut, tu deviens quelqu’un de très gênant. Et là je commence à devenir très gênant, donc je fais attention.

« Ce n’est plus un sacerdoce d’être élu, c’est devenu un métier »

Je n’ai malheureusement pas pu compter sur les partis politiques au cours de mon combat. Ils ont tous fait semblant de me soutenir. Est-ce que vous connaissez un parti qui ne déclare pas être pour l’honnêteté en politique ? Est-ce que vous connaissez un parti qui ne déclare pas qu’il est contre la corruption ? Ils soutiennent tous le principe, mais derrière, lorsqu’il faut agir, il n’y a plus personne. Tout ça parce que la soupe est bonne ! C’est un bonheur d’être élu aujourd’hui : la retraite, les indemnités, les voitures de fonction, les lobbys qui te paient 10.000 euros par mois. Ce n’est plus un sacerdoce d’être élu, c’est devenu un métier. Attention, je ne vous parle pas du petit élu de base, du petit maire de province pour qui j’ai le plus grand respect. Je parle du haut de la pyramide. Ceux qui commencent à être présidents de comité d’agglomération en même temps qu’ils sont députés. Ceux qui se ramassent en moyenne entre 10 et 15.000 euros par mois net.

La vie de lanceur d’alerte commence souvent par une mise au placard. Personnellement, je me suis retrouvé dans un sarcophage. Un bureau sans fenêtre où il fallait passer deux portes blindées pour venir me voir. Mon téléphone portable ne passait plus. On m’a supprimé mon secrétariat, mon budget a été divisé par deux. Du jour au lendemain, des collègues que je connaissais depuis des années ne me disaient plus bonjour ou m’évitaient. Alors, il faut se blinder. Moi, j’ai la chance d’avoir une famille nombreuse. Et puis, contrairement à d’autres lanceurs d’alerte, que j’admire, j’ai la chance de pouvoir fermer une porte et d’en ouvrir une autre. Je suis capable de me sortir l’esprit, de ne pas ruminer les choses. Je ne suis pas coincé dans mon rôle de lanceur d’alerte, comme d’autres qui n’ont malheureusement que ça pour vivre, que ça pour respirer. Là, tu deviens vite fou ! Le plus important, c’est de durer. Et de se blinder. Tu ne peux pas aider les autres si tu commences à être angoissé. Tu deviens parano, tu deviens un tas de choses… même si quelque part, moi, je suis parano. Mais je suis un parano raisonnable.

« Les lanceurs d’alerte ne sont pas des gens d’argent, mais des gens de moralité »

Lorsque l’on s’engage dans ce genre de combat, que ce soit moi, Stéphanie Gibaud [qui a joué un rôle décisif en dénonçant les pratiques d’évasion fiscale et de blanchiment de fraude fiscale en bande organisée d’UBS] ou d’autres lanceurs d’alerte, on est forcément dans le sacrificiel. Parce que tu arrêtes le confort de ta vie tranquille. Moi j’aurais pu avoir une vie hyper confortable, j’aurais pu être ministre, si j’avais « écouté », si j’étais « resté dans le rang ». Plusieurs fois, on m’a proposé des postes importants, que j’ai refusés. Parce qu’honnêtement, la vision que mes gosses auront de moi plus tard vaut toutes les promotions qu’on aurait pu m’offrir. J’ai du mal à comprendre que ces gens qui manipulent et exploitent dorment bien la nuit.

Aujourd’hui, en France, rien ne protège un lanceur d’alerte, sauf sa foi et son courage. Sauf sa certitude que ce qu’il fait est bon. De mon côté, pour faire passer mon message, je fais des conférences, dans toute la France. Je martèle, je crée le buzz. Il faut essayer de se servir du système pour le combattre. Par exemple, j’ai créé un dress code [un chapeau et une écharpe]. Hé, je ne dors pas avec un chapeau et une écharpe hein… Mais en mettant un chapeau et une écharpe, je crée le personnage, et en créant le personnage, je peux créer le contenu.

Après, j’essaye de ne pas tomber dans le piège du syndrome du justicier. Mais il est vrai que j’en rencontre certains qui me désespèrent. Ceux qui se prennent pour des lanceurs d’alerte parce qu’ils ont dénoncé un détournement de trombones à la préfecture… Parce que c’est une forme de vie d’être lanceur d’alerte. D’ailleurs, il y a une solidarité de souffrance. Quand on rencontre un autre lanceur d’alerte, on sait comment l’autre a morflé, ce qu’il a pris dans la gueule. On est passé par les mêmes épreuves. Ce n’est pas grand-chose parfois, ce sont des petits coups de fil. T’envoies un petit mot en disant « Je te soutiens ». Les lanceurs d’alerte, ce ne sont pas des gens d’argent, ce sont des gens de moralité. Donc qu’il suffit de montrer qu’on pense à eux avec un petit message en disant « Ca va, tu as le moral ? » C’est déjà beaucoup, parce que justement, tu ne l’as pas, le moral. Puisque nous sommes des Don Quichotte. On se bat contre des moulins à vent. Mais il le faut. Vous savez pourquoi ? Parce que se battre contre des moulins à vent, ça prouve qu’on a encore un peu d’espoir. »

Propos recueillis par Thibault Girardet

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La presse

L’éveilleur de consciences

Dans son livre, Virginie Hamonnais, installée à Authiou, raconte l'alcoolisme dont elle est sortie il y a un an

Il y a bientôt un an, dans la maison familiale d’Authiou, Virginie Hamonnais stoppait sa descente infernale dans l’alcool. Devenue rapidement dépendante à 35 ans, après quelques verres le soir, pour égayer une vie quotidienne plombée par de graves problèmes familiaux devenus trop lourds à porter, cette réalisatrice et assistante de production a réussi à trouver le déclic. Interview.

Il y a moins d’un an, Virgnie Hamonnais, réalisatrice de reportages télé, maman d’un adolescent, faisait une croix définitive sur l’alcool et reprenait son souffle après avoir vécu quatre ans noyée dedans, comme le résume le titre de son livre témoignage qui vient de paraître, Noyée dans l'alcool (éditions Max Milo).

Le point de départ : le père de son fils, un journaliste, boit de plus en plus et s'éloigne d'eux. Le couple se sépare. Quelques années plus tard, le jeune garçon est victime d'inceste de la part de sa soeur. Virginie soutient son fils pour porter plainte. La machine judiciaire est lancée mais la jeune femme de 35 ans s'épuise à tout gérer. Elle commence à boire.
Depuis la résidence secondaire d'Authiou, où elle a eu le déclic d'arrêter, elle nous explique comment elle s'est retrouvée prise au piège de l'alcool, comment elle a arrêté et livre ses conseils pour les alcooliques et leurs proches.

Comment bascule-t-on dans l'alcoolisme ?
Quand on est en soirée avec des amis, on voit que l'alcool rend plus gai. ça a été très rapidement de soi car l'ambiance était difficile à la maison. Je voulais retrouver l'ambiance gaie et l'alcool a été une évidence.

Votre ex-conjoint buvait, vous voyiez les effets néfastes. Cela ne vous a pas freiné ?
Pas du tout. Car on croit maîtriser l'alcool. On augmente les doses pour retrouver l'état d'euphorie une heure. Moi je buvais pour noyer ma tristesse. Certains le font pour se remplir. Il faut comprendre pourquoi on boit. Une fois qu'on sait pourquoi on boit, on a fait une partie du chemin pour arrêter.
Au départ, il y a un besoin psychologique d'alcool, pour oublier ses problèmes, pour dormir. Puis on tombe rapidement dans un besoin d'alcool corporel. Si vous ne buvez pas, vous tremblez, de delirium tremens. Moi je voyais des gens en noir et blanc, je ne pouvais pas tenir une tasse de café. En sevrage, on vous guérit le manque d'alcool corporel. Mais pas le manque psychologique. Donc quand vous sortez de sevrage, vous replongez automatiquement. Car vous retrouvez vos problèmes. L'alcool est votre meilleur ami. Vous le retrouvez partout. C'est le meilleur anxiolytique possible, en vente libre.

Vous n'aviez pas pensé à voir le médecin pour qu'il vous prescrive des calmants quand vous n'étiez pas bien ?
Non, car je ne pensais pas tomber dans l'alcool. En plus, avec le parcours juridique de mon fils, on devait raconter constamment notre histoire. Je pensais que j'allais tenir le coup. Je me pensais plus forte. Donc je pensais rendre l'atmosphère joyeuse avec l'alcool.
Et puis il y a eu le rituel d'aller chercher de l'alcool. Quand on est une femme, en plus, on met en place des circuits. Par exemple, l'alcool du soir, je l'achetais le matin. Mais je le buvais avant. Alors je gardais toujours un peu d'alcool pour trouver le courage, le lendemain, de redescendre aller acheter de l'alcool.

Est-ce qu'on se rend compte qu'on est alcoolique ?
On pense qu'on est plus fort que le produit. Mais on ne se rend pas compte. L'entourage se rend compte. Mais on ne veut pas les entendre. On se rend compte qu'on est vraiment alcoolique, qu'on est dépendant, quand c'est le corps qui réclame le produit, quand on ne peut pas s'en passer. Toute la journée est rythmée par le produit.
L'alcool est un produit de sociabilisation. Il facilite les rencontres, il décomplexe. On boit après le boulot, entre amis... On se rend compte qu'on est dépendant quand il désociabilise. Quand vous n'allez plus que chercher l'alcool en magasin pour vous-même.

Dans votre livre, vous vous montrez déçue de la prise en charge des alcooliques.
Vous allez promettre mille fois que vous allez arrêter. Mais vous en pouvez pas le faire pour les autres. Vous ne pouvez le faire que pour vous. Vous pouvez aller voir tous les médecins du monde, il faut le faire pour vous. Il faut avoir le déclic. Mais on le trouve où ? Au cul de la bouteille ? Moi j'ai eu un tourbillon de trop d'alcool. J'étais ici, dehors, et j'ai été prise dans un tourbillon. Je sentais les odeurs d'hôpital, je me voyais dans les centres de cure... Je me suis dit : « Je vais mourir si je continue comme ça. »
Je buvais tellement que c'était en adéquation avec ma peine. C'était de la détresse, vraiment en adéquation avec la peine que je ressentais, jusqu'à vouloir en mourir. Et personne ne peut rien faire. Pour se soigner, ça prend du temps. Et quand la personne a ce déclic, il faut la prendre en charge immédiatement. Si on nous emmène de force, ça ne marche pas. On signe une décharge et on s'en va. Donc quand la personne est d'accord, il faut lui dire oui.

Quels conseils donneriez-vous à l'entourage et à la personne qui boit ?
Il faut savoir pourquoi on boit. On ne se lève pas un matin en se disant : « Je suis alcoolique. » Ça peut être pour se remplir d'une frustration ou d'un ennui. Il faut avoir une prise de conscience que l'alcool détruit, et détruit votre entourage. Psychologiquement, il faut être entouré aussi. Pas que physiquement. Attention, si on fait un sevrage tout seul à la maison, on peut en mourir.
Et une fois que vous avez arrêté, l'alcool vous a tellement anesthésié que ça endort vos émotions. Vous devez réapprendre à vivre et à gérer vos émotions sans alcool. Vous devez reprendre confiance en vous. L'Anpaa (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie) m'a aidée d'un point de vue médicamenteux et psychologique. Il a fallu calmer les angoisses avec un traitement médicamenteux. Mais j'ai décidé de le faire hors hôpitaux. Après l'alcool, il faut s'occuper. Donc mon ami m'a très vite fait travailler dans le jardin. Il a fallu aussi que je change mon entourage et mon quartier où j'avais mes rituels alcooliques (ses achats d'alcool chez l'épicier, NDLR). J'ai quitté Paris.

Votre fils (14 ans actuellement) vous a été retiré et a été placé à l'aide sociale à l'enfance (ASE) en 2015. Quelle est votre relation avec lui aujourd'hui ?
Le système de l'ASE est traumatisant pour la mère et pour le fils. Il devait voir son père, sa mère, ses grands-parents... Il avait des rendez-vous à toute heure de la journée, avec 1 h 30 de trajet. On a peur avant le rendez-vous, après. Et pendant le rendez-vous, on me dit qu'il est violent et qu'il faut que je le gronde. On ne travaille pas sur l'avenir en plus : l'ASE a voulu réécrire son histoire.
Aujourd'hui, il ne va pas bien. Il est chez ses grands-parents dans le cadre d'une action éducative en milieu ouvert. Il a un double traumatisme : on ne lui pas expliqué ce qu'est la maladie, et l'ASE l'a perturbé. Il ne veut pas voir d'éducateur. À chaque fois, on met tout notre espoir dans un éducateur mais il change. Donc on doit raconter l'histoire de nouveau et on remue la merde.
Il y a un rejet. Il ne veut pas me voir. Je demande sa garde, mais je ne l'aurai pas facilement. Ma porte lui sera toujours ouverte. Je demande que la justice nous laisse tranquille maintenant. Je suis une mère bienveillante tombée dans l'alcool par détresse et par souffrance. Si vous saviez combien je souffre pour mon fils.

Par Jenny Pierre

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La presse

Témoignage d’une rescapée de l’alcool

Du Mojito entre copines à l'addiction destructrice, il n'y a parfois que quelques verres. Les femmes sont de plus en plus nombreuses à flirter avec l'alcool.

Comment en est-elle arrivée là ? Virginie Hamonnais ne se l'explique pas. Certes, elle était passée par des moments difficiles après sa séparation. Il y avait notamment eu ces attouchements sexuels que son fils avait subis de la part de sa demi-soeur. Mais la jeune femme avait réussi à garder la tête haute pendant toute la durée de la procédure judiciaire. Jamais cette assistante de production n'aurait imaginé sombrer un jour dans l'alcool.

Pourtant, le "produit", comme elle l'appelle aujourd'hui pudiquement, s'est immiscé dans sa vie. Comme ça, insidieusement. La trentenaire s'est versé un soir un verre de vodka, histoire de se détendre, puis deux autres le lendemain, parce qu'elle s'était sentie heureuse la veille, et encore plusieurs les jours suivants... sans raison apparente. Enfin si, pour s'anesthésier, pour s'assommer. Virginie a mis le doigt dans l'engrenage. Sa descente aux enfers, qu'elle retrace dans Noyée dans l'alcool*, à paraître le 17 octobre, durera plus de cinq ans. Cinq longues années durant lesquelles elle ingurgitera quotidiennement jusqu'à deux litres de son breuvage incolore.

L'histoire de Virginie est hélas tristement banale. Si, dans les années 1960, les femmes se sont mises à fumer comme les hommes, elles boivent désormais presque autant qu'eux. Un paradoxe quand on sait que la consommation globale diminue depuis un demi-siècle. La dernière étude de Santé publique France, publiée en 2017, révélait que 20,3% des femmes consommaient de l'alcool entre une et trois fois par semaine, contre 29,8% des hommes. Même le binge drinking - un mode de consommation qui consiste à boire beaucoup en peu de temps - n'est plus l'apanage des jeunes garçons.

Les femmes diplômées davantage concernées

Certes, ces messieurs restent trois fois plus nombreux que ces dames à consommer quotidiennement. Il n'empêche : l'alcoolisme féminin est une réalité. Mais il diffère de celui des hommes. "Il concerne principalement les classes éduquées, précise Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre en charge d'une consultation d'alcoologie pour femmes à l'hôpital Sainte-Anne, à Paris, notamment celles qui travaillent dans les médias, les relations publiques, l'enseignement, la santé et la magistrature".
Alors, pourquoi ces femmes bardées de diplômes et de responsabilités sombrent-elles dans la dépendance ? Les causes sont multiples, mais les spécialistes dénoncent quasiment tous les nombreuses injonctions qui pèsent sur elles. Elles doivent non seulement être belles, gentilles, douces et intelligentes, mais on leur demande maintenant aussi de réussir.

Entre le dossier urgent à boucler, le dîner à préparer, le linge à plier et le carnet de notes à signer, le surmenage n'est jamais très loin pour la mère de famille qui endosse la plus grande part de la charge mentale. Quant à la célibataire sans enfant, sommée de se jeter à corps perdu dans le travail tout en se dépêchant de dégoter l'âme soeur pour ne pas finir vieille fille, elle est à peine mieux lotie. Pour toutes ces femmes, l'alcool reste la seule soupape de décompression accessible sans ordonnance.
Laurence Cottet se souvient de cette pression qu'elle a longtemps eue sur les épaules. Cette élégante quinqua, infatigable lanceuse d'alerte sur l'alcoolisme féminin, occupait autrefois un poste important dans un grand groupe parisien de BTP, en l'occurrence Vinci. Et elle a bu, plus que de raison. Pour oublier les jalousies et les coups bas. Jusqu'au jour où elle s'est effondrée, ivre morte, devant une assemblée de cadres médusés. C'était il y a dix ans.

Boire pour oublier ses traumatismes

Le stress n'explique pourtant pas tout. Lorsqu'elle reçoit une nouvelle patiente en consultation, Fatma Bouvet de la Maisonneuve commence systématiquement par passer au crible son histoire personnelle. Présente-t-elle une prédisposition héréditaire à l'alcoolisme, à la dépression, voire aux troubles du comportement alimentaire ? Souffre-t-elle d'une timidité excessive ? A-t-elle, au cours de son enfance, été victime de maltraitance ou de sévices sexuels ? Son chemin a-t-il, à un moment donné, croisé celui d'une personne toxique ? "Derrière une femme qui dérape, il y a presque toujours un mal-être ou une blessure de l'intime", soutient la psychiatre, également présidente de l'association Addict'elles*, qui organisera, le 9 novembre prochain, à Paris, une journée de sensibilisation et de prévention de l'alcool au féminin.

Comme pour Virginie, le mal s'insinue souvent de façon sournoise. Ça commence par un verre de Bordeaux le samedi soir, ou quelques apéros entre copines en rentrant du boulot et, hop, un beau jour on bascule et on boit seule, planquée dans la salle de bains, pour éviter le regard du conjoint ou celui des enfants. Quand le produit devient une obsession et parasite le quotidien, la maladie est installée.

Les femmes et l'alcool : une liaison dangereuse

Pendant ce temps, l'industrie de l'alcool, elle, se frotte les mains. Les femmes représentent un énorme marché à conquérir. Vins aromatisés à la griotte, liqueur parfumée au concombre et au basilic, prémix (du whisky ou du rhum mélangés à des jus de fruits)... Tout est fait pour appâter la gent féminine dès l'adolescence. Et c'est bien là que le bât blesse. Car les jeunes filles sont moins corpulentes et ne possèdent pas le même équipement enzymatique que les garçons. La dégradation de l'alcool par leur organisme est donc moins bonne.

Cirrhose hépatique, accident vasculaire, cancer du sein, trouble de la concentration, dépression... Boire peut avoir des effets graves sur la santé physique et psychique. Sans même parler des risques encourus par le foetus durant la grossesse. L'addiction entraîne aussi un isolement social. Quand un homme est pompette, il fait sourire (enfin, parfois), une femme éméchée, elle, n'attire que pitié et mépris. Dans l'imaginaire collectif, c'est une pochtronne qui néglige son foyer.

Envahie par la honte et par la culpabilité, l'alcoolique tarde, du coup, souvent à consulter. Ce qui retarde sa prise en charge médicale et accroît les risques de développer une maladie grave. Pourtant l'addiction n'est ni une tare, ni une fatalité. Les spécialistes sont unanimes : on peut facilement être soignée. Encore faut-il le vouloir. Un teint rouge et bouffi, les paroles blessantes d'un proche, une rencontre amoureuse... Tout peut déclencher le fameux déclic. Pour certaines, comme Virginie, c'est juste le sentiment d'avoir touché le fond.

Par Virginie Skrzyniarz

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La presse

L’alcoolisme féminin, une maladie encore taboue

Il se targue d’avoir réalisé «davantage d’oeuvres de César» que le sculpteur lui-même. Retiré des affaires, le faussaire Eric Piedoie Le Tiec revient sur son parcours flamboyant, émaillé de plusieurs années de prison qui n’ont en rien entamé sa passion de l’art.

Aujourd’hui encore, dit-il, il «voit» certaines de ses «oeuvres» en vente sur internet: «J’ai une façon de faire les choses. Mes collaborateurs - mes complices - en avaient une autre et je fais très bien la différence», s’amuse le sexagénaire lors d’un entretien à l’AFP, à l’occasion de la sortie ce jeudi en librairie de son autobiographie «Confessions d’un faussaire» (éditions Max Milo).

Longtemps connu comme «le principal prévenu dans le procès des faux César», cet ancien «pirate de l’art» est désormais galeriste et marchand d’art à Grasse, dans le sud de la France, et peint ses propres œuvres.

Avant d’entamer ce nouveau chapitre de sa vie il y a huit ans, il s’est fait connaître grâce à ses nombreux faux de Miro, Toulouse-Lautrec, Chagall et surtout de César --le maître des compressions d’objets -- écoulés sur le marché de l’art.

Ce «passe-temps» l’a occupé pendant environ quarante ans, dont dix en prison, pour subvenir aux besoins d’une vie «sex, drogues et rock’n'roll». Un parcours inspiré par Fernand Legros, considéré comme un des plus grands faussaires de la fin du XXe siècle, mais aussi et surtout, dit-il, par goût de l’art.

«Je m’intéresse forcément aux artistes, à leur travail, à leur fil d’Ariane... Et j’ai recommencé à le faire pour mieux comprendre», explique-t-il.

«Au-delà de la technique, il faut avoir l’esprit de l’artiste. C’est comme un acteur de théâtre: s’il n’entre pas dans son rôle, ce sera bidon. Il faut se concentrer, pénétrer le cerveau, les arcanes de sa pensée».

- Le vrai du faux -

Ancien étudiant en arts, Eric Piedoie Le Tiec a grandi près de Saint-Paul-de-Vence, patrie d’adoption de Chagall et Giacometti et théâtre d’une intense scène artistique dans les années 70.

«En manque d’argent», tout commence pour lui autour d’une tasse de thé noir. Il trempe une feuille de dessin dans le thé pour la vieillir et se met à exécuter un dessin trouvé dans un catalogue de Raoul Dufy. Premier essai concluant: il réussit à vendre le résultat l’équivalent de 900 euros à un marchand niçois.

Débute alors une vie à cent à l’heure, où il croise le roi du pop art, Andy Warhol, lors de soirées de défonce, se lie d’amitié avec l’écrivain et militant noir-américain James Baldwin, pénètre les ateliers d’artistes mondialement célèbres et crée des faux à la pelle, allant jusqu’à duper les experts.

D’où cette interrogation rapportée au début de son livre: n’aura-t-il pas lui même réalisé sans le savoir «des clones de fausses œuvres, même authentifiées ?»

A s’immerger dans le faux, difficile d’y voir clair. «Un bon faux, ce n’est jamais faux, c’est parfait dans l’esprit de l’artiste. Un bon faux c’est un vrai faux», résume-t-il dans une pirouette.

«Il n’y a pas de perdants dans mon histoire. (...) Personne. Ils ont tous gagné de l’argent. Le travail était parfait d’après ce qu’on me dit. Donc personne n’est venu se plaindre».

Et de décrire un marché de l’art envahi par les faux. Grâce aux complicités des experts, des galeristes, des proches des artistes. Quand ça ne vient pas d’eux-mêmes, assure-t-il.

Un marché en pleine accélération aussi, avec des œuvres s’envolant à des sommes astronomiques en des temps record.

«L’art, la drogue et les armes se vendent bien, et l’un sert souvent à financer l’autre», conclut cet observateur de choix, qui rêverait de voir son nom en haut de l’affiche dans un film résumant son parcours haut en couleurs.

AFP

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La presse

De Chagall à César, l’art du faux décrypté par un maître du genre

Une femme à la double personnalité et une escroquerie financière à 300 millions d'euros... Un livre réunit tous les ingrédients d'un excellent roman noir.

Gorgée de morphine pour atténuer les souffrances d'un cancer du pancréas en phase terminale, Monique Piffaut, 78 ans, s'est éteinte le 30 novembre 2016. Veuve et sans enfant, cette patronne de fer, secrète et respectée, laissait derrière elle un empire agro-alimentaire pesant près de 900 millions d'euros de chiffre d'affaires et recouvrant plusieurs dizaines de marques prestigieuses dans la charcuterie, les plats cuisinés et la pâtisserie industrielle (Williams Saurin, Paul Prédault, Madrange, Panzani, Brossard...). Dans un communiqué émis par la holding Financière Turenne Lafayette, qui chapeautait l'ensemble, et dont elle était la dirigeante et l'unique actionnaire, Monique Piffaut annonçait léguer toute sa fortune à une fondation en cours de création.

Mais, une fois ouverts les livres de compte, il est apparu que Monique Rieferstalen, (son nom de jeune fille) laissait en héritage un trou financier estimé à près de 300 millions d'euros. Une dette considérable, laissant pantois ses fournisseurs, les pouvoirs publics et 3200 salariés. Tout aussi stupéfaits, financiers, industriels et journalistes découvraient qu'ils s'étaient fait "roulé" des décennies durant par celle dont on vantait les qualités de "gestionnaire et de visionnaire".

On la surnommait "Mamie Cassoulet"

Septembre 2019 : dans son livre Madame Piffaut, la reine des escrocs (éditions Max Milo), le journaliste-écrivain Pierre Maraval a voulu faire la lumière sur ce que l'on ne savait pas de cette drôle de dame. C'est-à-dire à peu près tout. Se frayant un passage parmi les innombrables mensonges, affabulations et calculs cyniques de celle que l'on surnommait "Mamie Cassoulet" dans la presse économique, l'auteur met à jour, chapitre après chapitre, les misérables secrets personnels, mais aussi le cynisme et la dureté d'une femme solitaire et misanthrope.

Pour que le lecteur finisse par s'attacher à ce personnage qui donne froid dans le dos, Pierre Maraval, qui est aussi plasticien et cinéaste, a choisi de donner à son enquête la saveur d'un roman noir à la Simenon. Pour cela, il se glisse dans la peau de "La Reine des Escrocs", varie les angles de narration, reconstitue des dialogues et utilise la première personne lorsqu'il s'agit de livrer des confidences intimes où les blessures des origines.

On suit la petite Monique dans les couloirs glacés du couvent où elle sera élevée pour échapper à la déportation pendant la seconde Guerre Mondiale. Un père juif polonais, chaleureux et beau parleur, lui donne le goût des chiffres et de l'entreprise. Une mère catholique, autrichienne, rigide et froide, la dote de la fierté d'une origine aristocratique viennoise. Puis, c'est l'adolescence, un bac raté, la découverte qu'elle ne plaira jamais et la trouble attirance ressentie pour sa jolie amie Evelyne dont elle envie la beauté et le pouvoir que cela lui donne sur les hommes. Puis ce sera l'échec du mariage avec son mari dentiste qui se suicide en se pendant au cordon de sa "roulette", les rares et médiocres amants d'une femme qui s'invente un passé d'espionne, des enfants morts noyés dans une piscine pour donner du relief à une existence si terne qu'elle en ferait presque peur. Et pour seuls compagnons à ses côtés, une succession de caniches nains, remplacés à l'identique à chaque décès et tous nommés Gaëtan.

Pour transformer l'épicerie de luxe créé par son père en un groupe agro-alimentaire, Monique Piffaut va tirer parti de son physique disgracieux et de son absence de charme en endossant les habits d'une petite bonne femme banale, insignifiante, sans autre attrait que des résultats prometteurs, que les hommes méprisent au lieu de s'en méfier. Elle les observe, les déstabilise et les manipule sans qu'ils s'en rendent compte.

Fausses factures et gestionnaires véreux

Ainsi va prospérer le "système" Monique Piffault qui, depuis ses débuts, a choisi de corriger ses erreurs de gestion en les niant et en rédigeant elle-même, la nuit, des fausses factures, qui lui permettent de lisser ses pertes dans une croissance artificielle de son chiffre d'affaires. Une cavalerie qu'elle pratiquera jusqu'à la fin de sa vie avec la complicité, active de son entourage et l'aveuglement de ses financiers.

Dans son dernier tiers, l'ouvrage prend la forme d'une investigation serrée, démontrant que Monique Piffaut ne serait sans doute restée au stade d'une commerçante truquant ses comptes, si elle n'avait pas été portée par les dérives des années Tapie, le cynisme de la grande distribution et l'avidité des grands banquiers. Car l'intéressée n'a pas agi seule. Derrière son parcours, on découvre les tristes fantômes des années fric comme la SDBO et le Crédit Lyonnais. Autour d'elle, des gestionnaires peu scrupuleux encouragent la fuite en avant de la Financière Turenne Lafayette, servie aussi par la naïveté des pouvoirs publics toujours prompts à fermer les yeux sur la réalité des chiffres au nom de la sauvegarde de l'emploi.

Madame Piffaut ne sera jamais jugée. Son entourage, si. Après deux ans et demi d'enquête préliminaire, le parquet de Paris a ouvert le 8 avril dernier une information judiciaire contre "X", notamment pour abus de biens sociaux, escroquerie, présentation de comptes inexacts, faux et usage de faux, dissimulation de la véritable situation de la Financière Turenne Lafayette,

Finalement la "reine des escrocs" laissera pour seul héritage les trois grands amours de sa vie : sa Porsche noire, ses tailleurs Chanel et son caniche nain, le dernier des Gaetan, aboyant dans la vaine attente de son retour.

Par Jean-Luc Barberi

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La presse

Madame Piffaut, les secrets de « Mamie Cassoulet »
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