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«Whiteness studies» : il était une fois les Blancs…
Par Sonya Faure

 
L’historienne américaine Nell Irvin Painter publie une ambitieuse «Histoire des Blancs», qui montre que l’humanité s’est bien longtemps passée du concept de «races». Née en Europe au XVIIIe siècle, l’idée de la supériorité des «Caucasiens» jouera un rôle central dans la construction de l’identité américaine.
Elle raconte que l’idée d’écrire une Histoire des Blancs lui est venue en lisant le New York Times,chez elle, à Princeton. Une photo montrait Grozny, la capitale tchétchène, rasée par les Russes. «Une question m’est alors venue : pourquoi appelle-t-on les Blancs américains les "Caucasiens" ? Ça n’a aucun sens. Autour de moi personne n’avait de réponse. Tous me disaient s’être déjà posé la question sans jamais oser demander… Un non-dit.» On est en 2000 et Nell Irvin Painter (photo), historienne afroaméricaine jusqu’alors spécialisée dans l’histoire des Etats-Unis, se lance dans une longue recherche qui s’achèvera dix ans plus tard avec la parution, outre-Atlantique, de son livre The History of White People. Il vient d’être traduit et paraît ces jours-ci en France, aux éditions Max Milo.
«La plus belle race d’hommes, la géorgienne»
Sa quête la mène d’abord à Göttingen, en Allemagne, sur les traces du médecin Johann Friedrich Blumenbach (1752-1840), l’inventeur de la notion de «race caucasienne». Ses caractéristiques : «La couleur blanche, les joues rosées, les cheveux bruns ou blonds, la tête presque sphérique», écrit le savant dans De l’unité du genre humain et de ses variétés. L’homme classe dans cette catégorie «tous les Européens, à l’exception des Lapons et des Finnois», et l’étend aux habitants du Gange et de l’Afrique du Nord. «J’ai donné à cette variété le nom du mont Caucase, parce que c’est dans son voisinage que se trouve la plus belle race d’hommes, la géorgienne», conclut Blumenbach.

Nell Irvin Painter poursuit ensuite le fil de ses recherches en France, dans les salons de Mme de Stael qui publie en 1810 un livre à succès, De l’Allemagne. L’ouvrage popularise en France la manie qu’ont les savants allemands (ils ne seront bientôt plus les seuls) à classer les Européens entre différentes «races». Mme de Stael en voit trois : la latine, la germanique et la slave. L’enquête de Painter la porte encore vers l’Angleterre de l’écrivain Thomas Carlyle, dont la théorie de la «race saxonne» traversera l’Atlantique et exerça une grande influence sur le poète et philosophe américain Emerson(1803-1882). Celui-ci, père de la philosophie américaine, abolitionniste convaincu, est aussi l’un de ceux qui a lié pour longtemps la figure de «l’Américain idéal» à celui de l’Anglais, parangon de beauté et de virilité. Son idéologie «anglo-saxoniste» marquera, selon Nell Irvin Painter, la conception de la «blanchité» américaine jusqu’au XXe siècle.

Car pour le reste, l’histoire que retrace Nell Irvin Painter dans son livre est bien celle des Blancs d’Amérique. «Painter montre la construction endémique, aux Etats-Unis, de la question raciale, analyse l’historienne Sylvie Laurent, qui a coordonné le livre De quelle couleur sont les Blancs ? (La Découverte, 2013). Dès la fondation des Etats-Unis, les Américains se sont construits comme une nation blanche. Sa généalogie de la "race blanche" est un travail passionnant, même s’il n’est pas transposable à la situation française.»

En France, parler de «Blancs» (plus encore qu’évoquer les «Noirs») reste très polémique. Notamment parce que parler de «race» (une notion construite de toutes pièces et qui n’a rien de biologique), comme de couleur de peau, pourrait finir par leur donner une réalité qu’elles n’ont pas. Sans doute aussi parce qu’il est difficile pour un groupe majoritaire, les personnes perçues comme blanches, d’accepter qu’elles bénéficient de privilèges sans même s’en rendre compte… Les récents passages de Nell Irvin Painter à la radio ou à la télévision ont suscité des mails outrés d’auditeurs. «C’est touchant, ironise l’historienne américaine, lors d’un passage à Paris. Mais cette crispation face à ces questions passera.» Déjà, des chercheurs, comme Maxime Cervulle à l’université Paris-VIII, revendique la notion émergente de «blanchité»: «Alors que le terme "blancheur" renvoie à une simple propriété chromatique, parler de blanchité, c’est parler de la façon dont le fait de se dire ou d’être perçu comme blanc a été investi d’un rapport de pouvoir : l’idéologie raciste qui continue d’associer la blancheur de la peau à la pureté, la neutralité ou l’universalité.»
«La question raciale, indissociable de la question sociale»
Aux Etats-Unis, les whiteness studies se sont développées dès les années 80 et 90. Des départements d’université ou des maisons d’édition y sont consacrés. «Les années Reagan ont accouché de ce nouveau champ d’études, explique l’historien Pap Ndiaye, spécialiste des Etats-Unis et auteur de la Condition noire (Calmann-Lévy, 2008). Reagan s’est fait le porte-parole des Blancs "abandonnés" par le Parti démocrate… Un discours qu’on retrouve aujourd’hui avec Trump. Des historiens ont voulu étudier ce backlash conservateur.» L’historien David Roediger est l’un des premiers à travailler sur l’invention de la «race» blanche. En 1991, il publie The Wages of Whiteness. «Il a montré que la blanchité n’était pas un universel fixe et sans histoire. Et qu’on pouvait donc faire l’histoire des Blancs», note Pap Ndiaye. Roediger, marqué par le marxisme, relit la culture ouvrière au prisme de la «race». «La question raciale est indissociable de la question sociale, confirme Pap Ndiaye. Les immigrés italiens aux Etats-unis ont été animalisés et victimes d’un racisme incroyable. Ils ne se sont "blanchis" qu’au fil de leur ascension sociale. Quand on est tout en bas de l’échelle, on n’est jamais totalement blanc. Les hiérarchies de races sont aussi des hiérarchies de classes.» Au fil des années, les whiteness studies ont diversifié leur approche s’ouvrant largement à la dimension du genre, et dépassant les frontières américaines pour tenter d’écrire une histoire transnationale des «races».

Pourtant, selon l’américaniste Sylvie Laurent, «les recherches sont sans doute aujourd’hui plus stimulantes parmi les working class studies ou les gender studies, que dans les départements de whiteness studies des universités». «Au fond, dit-elle aussi, les chercheurs des whiteness studies se sont toujours appuyés sur les grands penseurs noirs, ceux qui ont été exclus du groupe des Blancs : le sociologue et militant pour les droits civiques W.E.B. DuBois (1868-1963) ou James Baldwin, qui a été un grand théoricien du "pourquoi les Blancs se pensent blancs". Aujourd’hui encore, ce n’est pas un hasard si cette vaste Histoire des Blancs est écrite par une femme noire, Nell Irvin Painter.»
«Embrasser une histoire beaucoup plus large»
Née en 1942, celle-ci a été parmi les premières femmes noires a devenir professeure d’histoire dans les facs américaines - elle a enseigné à Princeton. Elle a consacré un livre à la migration de Noirs vers le Kansas après la guerre de Sécession et a écrit une biographie reconnue de la féministe et abolitionniste Sojourner Truth. «Cette Histoire des Blancs je l’ai écrite en tant qu’historienne, pas en tant qu’afroaméricaine. Je suis noire, c’est un fait, mais "it’s not my job"»,prévient-elle. Painter n’est pas issue des départements de whiteness studies et revendique un regard différent de celui de la plupart de ses collègues. «A travers leurs recherches, ils ont retracé leur généalogie : leurs grands-pères étaient juifs d’Europe de l’Est ou italiens… Ils commencent donc leur histoire des Blancs à la fin du XIXe siècle, le moment où leurs aïeux ont débarqué du bateau. Je voulais au contraire embrasser une histoire beaucoup plus large.»

A tel point que Nell Irvin Painter fait démarrer son livre… dans l’Antiquité. Manière de démontrer à quel point le concept de «race» est récent. «Contrairement à ce que croient des gens très éduqués encore aujourd’hui, les Anciens ne pensaient pas en terme de race», insiste Nell Irvin Painter. Les Grecs distinguaient les hommes en fonction de leur lieu d’origine ou du climat de leur région. Les Romains pensaient en terme de degrés de civilisation. Les Blancs ne sont donc pas les illustres et exclusifs descendants des démocrates grecs. «C’est le XIXe siècle qui a "racialisé" l’Antiquité, précise l’historienne. Des historiens de l’art, comme Johann Joachim Winckelmann notamment, s’en sont servis pour glorifier les Européens blancs, cette fois dans une perspective esthétique : "Nous n’avons pas seulement le génie de gouverner les autres, nous avons également toujours été les plus beaux." Un tableau exposé au Boston Museum représente ainsi des Grecs beaux et blonds, dont même les montures sont blondes !»

L’humanité a donc passé le plus clair de son temps à se passer des «races». «Celles-ci sont nées au XVIIIe siècle dans les travaux de savants qui cataloguaient le monde entier : les plantes, les oiseaux, les rochers, les abeilles… et bientôt les êtres humains, dit encore l’historienne Nell Irvin Painter. Leur visée n’était pas raciste, mais chauviniste plutôt. Ethnocentriste.»

Il est une autre idée - fausse - qui a pour longtemps suggéré une différence d’essence entre les Blancs et les Noirs, «creusant définitivement un abîme entre eux», écrit Painter. Etre noir, ce serait avoir été esclave ; être blanc, serait donc ne jamais l’avoir été. Or des Blancs, rappelle-t-elle, furent longtemps esclaves ou serfs : les Vikings ont massivement déplacé les peuples européens, et au XIe siècle, au moins un dixième de la population britannique a été réduit en esclavage. « P artout où il y a des gens pauvres, il y a de l’esclavage. Si nous le relions aujourd’hui aux Noirs, c’est parce que la traite africaine a coïncidé avec le moment où ont émergé les théories racialistes. Avant, il n’y avait pas le "langage racial" pour "légitimer" ce phénomène. C’est important de le dire : cela montre que l’esclavage n’est pas un problème racial, c’est un problème de droits humains.»
«Discours embrouillés et changeants»
Dernière idée que cette Histoire des Blancs met en charpie : il n’y a jamais eu une «race» blanche bien définie. Construction sociale et imaginaire comme toutes les races, la «blanchité» n’a jamais été stable, mais au contraire le fruit de «discours embrouillés et changeants»,explique Nell Irvin Painter. Au XIXe siècle, les Saxons étaient censés être des Blancs supérieurs aux Celtes (ce qui expliquera en partie le racisme des Américains descendants des Anglais envers les Irlandais). «L’histoire des Blancs américains n’a pas de sens si on ne parle pas des vagues successives d’immigration aux Etats-Unis.»Progressivement, les Irlandais, les Italiens, les Juifs d’Europe de l’Est, les Grecs… intégreront et construiront l’identité américaine. C’est ce que Painter appelle les «élargissements» successifs de la figure de «l’Américain». L’ère Obama, en est la dernière étape. «Qu’on ait la peau noire ou brune, pourvu qu’on soit riche, puissant ou beau, on a désormais accès aux atouts et privilèges de la blanchité», conclut Nell Irvin Painter.

L’élection de Trump a représenté un point de bascule pour l’identité blanche, estime encore l’historienne : «Avant Trump, les Blancs se considéraient comme des individus. Les "races", les "communautés", c’était les autres : les Noirs, les Mexicains… Mais pendant sa campagne, le slogan "Make America great again" a été clairement entendu comme "Make America white again". Et les Blancs, même ceux qui n’étaient pas des suprémacistes, se sont découverts blancs.»

Au fil de ses recherches, Painter a trouvé, bien sûr, l’origine du mot «caucasien». Dans son cabinet d’anthropologue, Johann Friedrich Blumenbach, le savant de Göttingen, conservait des crânes. Il estimait que le plus «parfait» d’entre eux était celui d’une jeune fille géorgienne, une «caucasienne», qui fut violée et mourut d’une maladie vénérienne. Le terme «caucasien», qui devait devenir au fil des siècles le mot de ralliement de «Blancs» qui, dans le monde entier, se sentiront supérieurs, venait en fait d’une petite esclave sexuelle.

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La presse

«Whiteness studies» : il était une fois les Blancs…

Étienne Chouard, apôtre du « RIC » et idole des «jaunes»
Par Vincent-Xavier Morvan

 
« CE N'EST PAS LE MOMENT de roupiller, il se passe un truc que j'attends depuis quinze ans ! » Étienne Chouard, 62 ans, professeur de droit et d'économie au lycée Marcel-Pagnol de Marseille, multiplie depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" les conférences, quand il ne court pas les péages filtrants et les ronds - points. Très populaire sur Internet - il compte 140 000 abonnés sur Facebook, 30 000 sur Twitter - , l'enseignant au teint hâlé et à la chemise immaculée déroule son discours devant un public captivé par ses formules. Comme : « Élire n'est pas voler, mais renoncer à voler », ou : « Toute loi doit être votée par les citoyens, sinon elle est nulle », un adage inspiré de Rousseau qu'il aimerait voir inscrit dans une Constitution remplaçant celle de 1958, « écrite par des morts pour des vivants ». Pour lui, l'avènement d'une nouvelle démocratie est une question de « mois ». « Nous n'avons jamais été aussi près. ça grandit à toute vitesse. On n'est pas encore suffisamment nombreux pour renverser le gouvernement, mais une fois que nous serons majoritaires, la subversion deviendra légitime et la police et l'armée se mettront du côté du peuple », avance - t - il, condamnant des violences qu' il met au compte des « provocations policières ».

Émancipation
Étienne Chouard fait irruption sur la Toile au moment du vote sur le traité européen, en 2005. « Je me suis penché sur ce que je considère comme une "anticonstitution". J'ai reçu en deux mois 12 000 mails après avoir publié un texte sur mon site», se souvient - il. Depuis, « jour et nuit », le professeur de BTS n'arrête pas. « Je passe mon temps à chercher ce qui va rendre possible  l'émancipation du plus grand nombre par rapport aux riches », dit- il. Aujourd'hui pointé du doigt pour de supposées amitiés avec le polémiste Alain Soral, il se dit traité « comme un monstre» par les médias. « Le projet que je défends est pourtant antityrannique, donc évidemment antifasciste », se défend - il. Au début du mouvement des "gilets jaunes" , Étienne Chouard a d'abord cru à « une révolte sociale de plus ». « Puis, quand j'ai vu apparaître au milieu des doléances le référendum d'initiative citoyenne, je me suis dit qu'il se passait quelque chose de particulier. Avec le RIC, je ne dis pas "je veux telle loi", mais "je veux que les lois soient écrites comme ça et voilà le rôle que je veux y jouer", et ça, c'est extrêmement subversif », assure l'enseignant. Dans la foulée, il entre en contact avec Maxime Nicolle, alias « Fly Rider », une figure du mouvement. « Je lui ai parlé, ça s'est bien passé, mais il avait déjà compris ce qui était important. J'ai simplement insisté sur l'idée qu'on serait plus puissants en se concentrant sur le RIC », confie - t - il.
Chaque conférence qu'il donne se compose d'un exposé théorique suivi d 'un « atelier constituant » où les spectateurs sont invités à prendre la plume pour rédiger des articles de la future Constitution. « Je l'ai visionné à maintes reprises sur lnternet, et je me dis que cet homme - là, c'est peut - être l'instrument de notre libération », glissait Chantal, 68 ans, une commerçante à la retraite venue entendre la bonne parole il y a quelques jours à Nice.
« Depuis 2005, il s'est attaché à ce qu'il appelle "la cause des causes", cette impuissance des politiques, qu'il a décodée en montrant qu'elle vient des représentants qu'on élit et qui nous trahissent après », décrypte un professeur à la retraite de Nice.
Quant au grand débat national, Chouard ne veut pas y consacrer « une minute » : « Notre émancipation ne viendra pas de là, mais des ronds - points et des péages où les "gilets jaunes '' s'entraînent à écrire eux - mêmes la puissance politique que les élus ne leur donneront jamais. »

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La presse

Étienne Chouard, apôtre du RIC et idole des «jaunes»

Vers une presse sans journalistes ?
La Grande table idées par Olivia Gesbert
Quelle situation des journalistes aujourd'hui, entre précarité, perte de confiance et mutations? On en parle avec Olivier Goujon, journaliste photoreporter, auteur de "Ces cons de journalistes", Olivier Pilmis, auteur de "L'intermittence au travail" et Thomas Pitrel, journaliste à SO PRESS.
Très critiqués pour leur traitement médiatique des Gilets jaunes, les médias n’auraient pas joué leur rôle : ils seraient de parti pris, au service du pouvoir. Déconnectés de leur base, loin du terrain, « les journalistes » ne seraient plus les interprètes de la société, ni un contrepouvoir solide et nécessaire. D’une presse pluraliste au parti unique des médias, du jeune pigiste à l'éditorialiste, quelle situation, quelles difficultés et quelles inégalités pour ces professionnels?
La crise de confiance, c’est l’aspect le plus grave de la crise des journalistes.
(Olivier Goujon)
Derrière la défiance actuelle, dont atteste le 32ème baromètre de la confiance des Français dans les médias réalisé par Kantar pour La Croix, il y a une profession en crise ou, du moins, en pleine mutation, confrontée au numérique et à la chasse au direct.

C'est justement la situation de la presse vue de l'intérieur qu’il analyse dans Ces cons de journalistes (Max Milo, janvier 2019). Journaliste, photo-reporter, son auteur, Olivier Goujon, est notre premier invité.
La vérification de l’information appartient au corps du journaliste. Il ne faut pas que ça devienne une rubrique.
(Olivier Goujon)
A ses côtés, le sociologue Olivier Pilmis, chargé de recherche au Centre de Sociologie des Organisations, auteur de L’Intermittence au travail. Une sociologie des marchés de la pige et de l’art dramatique (Editions Economica, 2013). Ou comment composer avec l’incertitude.

Depuis l’année 2016, les nouveaux entrants dans la profession sont d’abord des pigistes, ensuite des CDD, puis des CDI.
(Olivier Pilmis)

Et Thomas Pitrel, journaliste à SO PRESS (Society, Sofilm, Sofoot…), fondée et dirigée par Franck Anneses.

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La presse

Vers une presse sans journalistes ?

Comment parler des Blancs ?
Du Grain à moudre par Hervé Gardette
La condition des Noirs, les discriminations dont ils font l'objet, sont aujourd'hui largement documentées. Le sujet devient plus délicat lorsqu'il s'agit d'évoquer les Blancs : une catégorie qui faisait figure d'impensé jusque-là, car défiant l'idéal républicain. Alors comment parler des Blancs ?
Inconnu du grand public comme des fans de hip-hop, le rappeur Nick Conrad est devenu subitement célèbre en septembre dernier. Grâce ou cause de son clip ‘’Pendez les Blancs’’. Clip violent, mettant en scène l’exécution d’un homme, et qui lui a valu d’être renvoyé en correctionnelle début janvier pour provocation au crime. Une amende de 5 000 euros avec sursis a été requise. Le jugement sera rendu le 19 mars.

Au-delà de ses conséquences judiciaires, cette affaire a alimenté le débat dans de nombreux médias autour de la question suivante : ‘’Y a-t-il un racisme anti-Blancs ?’’ Si cette question n’est pas inédite, elle n’est posée en France que depuis quelques années. Ne serait-ce que parce que, jusque-là, les Blancs étaient à la fois invisibles (comme le sont souvent les majorités) et sans revendications d’appartenance communautaire.

Dans un pays comme le nôtre, soucieux d’égalitarisme, l’apparition d’une telle catégorie, comme grille de lecture des rapports sociaux, ne pouvait aller de soi. Mais que nous enseigne l’Histoire et les autres pays à ce sujet ?

"Comment parler des Blancs ?"
Extraits de l'émission :
Maxime Cervulle : 
« L’identité blanche sous sa forme ordinaire se présente dans le contexte français comme la capacité à incarner une position neutre, une position universelle. C’est une identité blanche qui ne dit donc pas son nom mais elle se construit bien dans l’opposition systématique à des groupes ou à des individus qui sont vus eux comme toujours particuliers. »
Nell Irvin Painter : 
« C’était le cas aux Etats-Unis il y a encore deux ou trois ans. Mais maintenant, dans les médias, un homme blanc peut être désigné comme homme blanc, de manière neutre. Dans les années passées ce n’était pas nécessaire, s’il était normal alors il était blanc. »
Nell Irvin Painter : 

« Les choses bougent très vite aux Etats-Unis maintenant au sujet de la race, surtout dans le parti démocrate. Mais je ne crois pas que ça bouge beaucoup en France… »
Maxime Cervulle :
« Si, au contraire, ça bouge beaucoup. Il y a eu une transformation importante du côté de l’antiracisme. On est passé de l’antiracisme que l’on peut qualifier de moral et qui s’incarne dans les grandes associations reconnues comme par exemple SOS racisme dont le slogan était : « Touche pas à mon pote ». C’est-à-dire que c’est quelqu’un qui n’est pas victime du racisme qui dit à un raciste : « Ne touche pas aux minorités ». C’est également un antiracisme qui s’est beaucoup focalisé sur des atteintes explicites, les agressions par exemple, ainsi que sur des atteintes symboliques, la question de l’injure par exemple. Aujourd’hui on a une nouvelle génération de militants et d’association qui s’inscrivent dans un courant que l’on appelle l’antiracisme politique qui va beaucoup plus insister sur les inégalités qui sont générées par les discriminations et un racisme systémique ou structurel. »
 

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La presse

Comment parler des blancs ?

La défiance envers les médias ne cesse de grimper. Qu'est-ce qui explique cette fracture grandissante ? On a demandé son avis au journaliste français Olivier Goujon qui signe un essai au titre provocateur Ces cons de journalistes.

Selon le dernier baromètre de l'IWEPS, l'institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique, plus d'un wallon sur deux n'a plus confiance dans les médias. En France un autre baromètre récent montre que seuls 25% des Français estiment que les journalistes sont vraiment indépendants du pouvoir politique. Le divorce entre le public et les médias est-il consommé ? La faute à qui ou à quoi ? Olivier Goujon, photo reporter, signe un essai intitulé « Ces cons de journalistes ».

 
Comment expliquez-vous que tant en France qu'en Belgique, les médias n'aient plus la cote ?
Ce qui est inquiétant, c'est que la France et la Belgique ont des paysages médiatiques complètement différents et, pourtant, la défiance est la même des deux côtés. En France, on dit que c'est parce que la presse est entre les mains de sept ou huit milliardaires. Et on les soupçonne de s'en servir à des fins personnelles, de lobby. La Belgique est bien différente, avec des petits groupes plus familiaux, un paysage plus éclaté. Or la méfiance à l'égard des journalistes est identique. Il y a donc d'autres raisons.
Lesquelles ?
Nous sommes tous, nous journalistes, un mâle blanc de 45 ans avec des parents qui gagnaient plus de 4000 euros par mois. Je généralise par provocation mais il y a une forme d'endogamie. Le jour où j'ai dit ça sur un plateau, j'ai vu quatre ou cinq journalistes se lever et dire que ce n'était pas du tout le cas alors qu'ils étaient blancs et avaient 45 ans. Ils confirmaient en fait ce que je disais. Le problème, c'est que la reproduction sociale provoque la déconnexion avec toutes les réalités. Et le public s'en rend compte. Un autre problème est que l'urgence de l'information prime sur le fait de vérifier et de recouper, donc sur la qualité de l'information. C'est dramatique et le public s'en aperçoit.
Il y a pourtant des jeunes journalistes...
Oui. De plus en plus, les reportages sont assurés par des journalistes toujours plus précarisés et qui tendent vers le sensationalisme parce qu'ils doivent vendre leur travail. Je ne leur reproche pas. Quand on est pigiste et qu'on gagne 1000 euros par mois, la qualité, on s'en fout. C'est normal. C'est pour survivre. On est dans une situation de prolétarisation de la profession. Or quand on touche à la presse, on touche à la démocratie. On peut ajouter le poids des agences de communication. Les bureaux de presse pèsent de plus en plus sur le journalisme. Des attachés appellent des journalistes pour peser sur ce qu'ils écrivent. Or ces journalistes fragilisés ne sont pas en position pour résister au pouvoir qui leur fait face. Et puis, il y a l'auto-censure. On avait par le passé des rédacteurs en chef protecteurs. Aujourd'hui, ce sont de plus en plus de simples courroies de transmission entre la rédaction et les actionnaires. Les journalistes ne se sentent plus protégés. Ils hésitent à être dérangeants et ne pas être dans l'air du temps.
Vous êtes très pessimiste.
Il y a aussi des motifs d'espoir. Je vois sur le net des espaces de liberté se créer. Mais ils touchent un public déjà averti, à la recherche d'un journalisme qui prend le temps, et ça reste réduit. Mais j'aime mon métier. C'est le plus beau du monde avec celui d'enseignant. C'est celui de la transmission. Je ne l'exerce plus aujourd'hui comme reporter ou photo reporter mais dans le monde de l'édition en écrivant des livres. Mais j'ai fait 500 reportages dans 160 pays.
Pourquoi ce titre violent ?
Cela fait référence à une expression populaire et à une généralisation. Les gilets jaunes parlent de ces "cons de journalistes" mais ils font référence à 150 éditorialistes, toujours les mêmes. Mais l'objet du livre, c'est de dire que tous les journalistes ne sont pas à mettre dans le même panier. Et puis, ça fait référence au fait que les journalistes n'ont pas vu venir ce qui arrive aujourd'hui. Et peut-être qu'on est bien con d'exercer encore notre métier avec passion.

 

Par Catherine Ernens

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La presse

Les journalistes sont-ils devenus des cons ?

Nell Irvin Painter : « Le racisme perdure car il a un but politique »

L'historienne américaine publie « Histoire des Blancs », un essai historique qui raconte la construction de la race, de l'Antiquité au régime nazi. Entretien.
Par Louis Chahuneau

D'où vient la notion de race ? Pas de notre ADN dont la science a prouvé qu'il était commun à 99,9 % de l'humanité, mais la race en tant que construction sociale. Celle qui a abouti aux discriminations, à la ségrégation et au nazisme notamment. Depuis quelque temps, la race fait un retour tonitruant dans notre vocabulaire. D'Emmanuel Macron qui l'a fait disparaître de la Constitution cet été aux indigénistes qui débattent des privilèges blancs et du racisme d'État en passant par les écrivains comme Tania de Montaigne, Britt Benett ou Reni Eddo-Lodge.

La question de la race divise depuis des siècles, mais une historienne américaine a choisi de raconter la construction historique du concept sans parti pris politique. Nell Irvin Painter, professeure émérite à l'université de Princeton et membre de la prestigieuse Société américaine d'histoire, vient de publier en France Histoire des Blancs (2019, Max Milo), un livre exhaustif qui remonte aux sources de la race depuis l'Antiquité jusqu'à l'élection de Barack Obama (le livre est sorti en 2010 aux États-Unis). Selon elle, « il n'y a jamais eu le moindre consensus sur le nombre de races humaines ni même sur le nombre de races blanches. Les critères changent sans arrêt en fonction des goûts individuels et des besoins politiques ». De retour en France à 76 ans pour une série de conférences, Nell Irvin Painter retrouve un pays qu'elle connaît bien, après avoir étudié à l'université de Bordeaux, « au Moyen Âge » comme elle le dit. Elle revient pour nous sur un concept toujours d'actualité.

Le Point : Vous terminez votre livre en expliquant que le modèle noir/blanc perdure malgré la preuve scientifique que la race n'existe pas. Comment l'expliquez-vous ?

Nell Irvin Painter: L'idée selon laquelle la race serait biologique donc permanente, intrinsèque, unique, est fausse car notre façon de déterminer la race a toujours changé. On a mesuré les crânes, observé des couleurs de peau différentes, et notre définition change toujours. La race est une idée et non un fait scientifique. Dans les années 1950, l'Américain était représenté par un homme blanc, beau, grand et intelligent. Maintenant que les gens de couleur deviennent riches, beaux, puissants, ça ne marche plus comme idée. Aujourd'hui, on parle DES Américains. Si le racisme perdure, c'est qu'il y a un but psychologique, social et politique.

Dans votre livre, vous expliquez que les peaux foncées sont en cours d'intégration et vous vous demandez : « Est-ce la fin de la race en Amérique ? »

Et je réponds que non. Il y a un besoin social d'expliquer la pauvreté. Les pauvres sont souvent de peaux foncées, et expliquer la pauvreté par la race ça marche. Les pauvres ne sont plus racialisés de la même façon.

Selon vous, Donald Trump a remis l'identité blanche au goût du jour lors des élections...

Trump a fait comprendre aux Blancs qu'eux aussi étaient racisés. Pour simplifier, avant Trump, être blanc c'était être neutre. La race concernait les autres. Comme dit la sociologue Christine Delphy : « Les uns et les autres. » Les Blancs avaient peut-être une classe sociale mais pas de race. Avec Trump, « Make America great again » a raisonné comme « Make America white again ». Beaucoup de Blancs ont dit « quelle horreur », car ils ne s'étaient jamais demandé ce que signifie être blanc. Trump ramène les États-Unis dans les années 1950.

À quel siècle la race a-t-elle connu son heure de gloire ?

À la fin du XIXe siècle, on pense qu'il y a plusieurs races blanches : les Teutons, les Saxons, les Nordiques, les Juifs… Tous ces peuples étaient de « race blanche », mais de grade racial différent. Dans les années 1910-1920, le New Deal puis le régime nazi perturbent cette théorie. À l'époque, on se définit selon trois races : les caucasoïdes, les mongoloïdes et les négroïdes. Ce sont des races unitaires. On se rend compte que les nazis partagent cette idée avec les anthropologues européens et américains, et on comprend qu'il y a un problème. Le régime nazi a été une prise de conscience pour les Américains.

Et pourtant, vous racontez dans votre livre comment les Américains ont continué à stériliser 65 000 Blancs considérés comme « dégénérés » jusque dans les années 1970.

En Californie et dans les États du Sud, on stérilise les familles dégénérées. Ça s'est arrêté avec le mouvement des droits civiques dans les années 1960. À long terme, il a permis de supprimer les discriminations dans la loi. Par exemple, il y avait des espaces préservés pour les Blancs dans les États du Sud. C'est ce qu'on appelle encore aujourd'hui « Driving while black » ou « Shopping while black » (l'expérience selon laquelle on se voit offrir un service moindre en raison de sa couleur de peau), le changement est très lent. Il ne faut pas oublier que, aux États-Unis, l'idée de soumission par la race est présente dès le début. La clause des 3/5 est dans la Constitution [jusqu'en 1868, un esclave était comptabilisé à hauteur de trois cinquièmes d'un homme libre dans le comptage des citoyens américains, NDLR]. Chez vous, c'est différent.

Pourquoi les Blancs ont-ils cherché à hiérarchiser les races depuis l'Antiquité ?

C'est très intéressant. Mon éditeur anglais a toujours pensé que les Grecs anciens pensaient la race comme aujourd'hui. Mais non ! La race a été inventée au XVIIIe siècle. C'est très difficile à expliquer même pour les gens sophistiqués. Eux disent qu'on a toujours pensé la race de la même façon. Ce que je dis dans mon livre, c'est que ça a toujours changé ! Les relations de pouvoir évoluent.

Pendant longtemps, les vagues successives d'immigrés irlandais, italiens, allemands aux États-Unis ont été considérés comme inférieurs aux Américains blancs. Peut-on parler de racisme ?

Les Irlandais c'est un cas d'école. Ils sont arrivés très pauvres, à cause de la famine chez eux. Mais comme ils étaient blancs, les hommes avaient le droit de voter. Et si on vote, on gagne du pouvoir, on accède au travail dans la police, dans les écoles. Le vote est crucial car il représente la clé d'accès à la classe moyenne. Or, la race est liée à la richesse. Donc on progresse et on sort de la pauvreté, on grimpe l'échelle sociale. Aujourd'hui, les immigrés italiens ou irlandais sont devenus des Blancs. Et on se marie entre descendants.

En France, le mot race a été supprimé de la Constitution et les statistiques ethniques sont interdites depuis 1978.

C'est un problème. J'ai entendu parler de racisme anti-blanc. On a le droit d'en parler mais ce n'est pas un concept sérieux. Les actes de racisme anti-blanc restent anecdotiques alors que le racisme est un système d'oppression. C'est emprunté du racisme inversé aux États-Unis. Pour contrer cette idée, il faut des chiffres pour montrer qui a accès au logement, au travail. Si on n'a pas ces chiffres, l'idée du racisme anti-blanc va circuler.

En France, on a importé les études sur la race du monde anglo-saxon. On voit aussi l'apparition ponctuelle de réunions racisées. Est-ce une bonne chose ?

C'est une bonne chose pour des clubs privés, je comprends ce désir d'être en communauté et de discuter. Mais ça ne doit pas arriver dans les institutions publiques qui doivent rester ouvertes à tous.

En tant que femme noire et scientifique, votre statut d'universitaire vous a-t-il protégé du racisme ?

Je viens de la classe aisée en Californie. Donc je n'ai pas souffert de racisme ouvertement, à part des choses très subtiles. Le fait d'être une femme âgée et connue me protège. En revanche, mon statut d'universitaire n'impose pas autant de respect qu'en France. Chez nous, mieux vaut être une vedette ou un sportif connu.

Comment avez-vous réagi après l'élection de Barack Obama en 2008 ? Et est-ce important pour la société d'avoir des icônes noires comme Michelle Obama ?

J'étais éblouie comme beaucoup de gens. Obama est si intelligent, si ouvert. Et puis il est noir, a une femme noire et des filles noires. Il était le bienvenu après le mauvais mandat de Bush. Quant aux icônes noires, c'est évidemment important. Lors du discours sur l'état de l'Union mardi, c'est une femme noire [Stacey Abrams, NDLR] qui a répondu à Donald Trump pour le Parti démocrate. C'était marquant. Le parti se place du côté des multiculturalistes, les vrais démocrates qui soutiennent l'accès aux droits pour tous. On a le choix entre un parti républicain sexiste, et anti-écologique, et un parti multiculturaliste. C'est une vraie nouveauté depuis 2016.

Histoire des Blancs, de Nell Irvin Painter, 2019, éditions Max Milo, 427 pages, 29,90 euros.

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La presse

Le racisme perdure car il a un but politique
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