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La défiance envers les médias ne cesse de grimper. Qu'est-ce qui explique cette fracture grandissante ? On a demandé son avis au journaliste français Olivier Goujon qui signe un essai au titre provocateur Ces cons de journalistes.

Selon le dernier baromètre de l'IWEPS, l'institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique, plus d'un wallon sur deux n'a plus confiance dans les médias. En France un autre baromètre récent montre que seuls 25% des Français estiment que les journalistes sont vraiment indépendants du pouvoir politique. Le divorce entre le public et les médias est-il consommé ? La faute à qui ou à quoi ? Olivier Goujon, photo reporter, signe un essai intitulé « Ces cons de journalistes ».

 
Comment expliquez-vous que tant en France qu'en Belgique, les médias n'aient plus la cote ?
Ce qui est inquiétant, c'est que la France et la Belgique ont des paysages médiatiques complètement différents et, pourtant, la défiance est la même des deux côtés. En France, on dit que c'est parce que la presse est entre les mains de sept ou huit milliardaires. Et on les soupçonne de s'en servir à des fins personnelles, de lobby. La Belgique est bien différente, avec des petits groupes plus familiaux, un paysage plus éclaté. Or la méfiance à l'égard des journalistes est identique. Il y a donc d'autres raisons.
Lesquelles ?
Nous sommes tous, nous journalistes, un mâle blanc de 45 ans avec des parents qui gagnaient plus de 4000 euros par mois. Je généralise par provocation mais il y a une forme d'endogamie. Le jour où j'ai dit ça sur un plateau, j'ai vu quatre ou cinq journalistes se lever et dire que ce n'était pas du tout le cas alors qu'ils étaient blancs et avaient 45 ans. Ils confirmaient en fait ce que je disais. Le problème, c'est que la reproduction sociale provoque la déconnexion avec toutes les réalités. Et le public s'en rend compte. Un autre problème est que l'urgence de l'information prime sur le fait de vérifier et de recouper, donc sur la qualité de l'information. C'est dramatique et le public s'en aperçoit.
Il y a pourtant des jeunes journalistes...
Oui. De plus en plus, les reportages sont assurés par des journalistes toujours plus précarisés et qui tendent vers le sensationalisme parce qu'ils doivent vendre leur travail. Je ne leur reproche pas. Quand on est pigiste et qu'on gagne 1000 euros par mois, la qualité, on s'en fout. C'est normal. C'est pour survivre. On est dans une situation de prolétarisation de la profession. Or quand on touche à la presse, on touche à la démocratie. On peut ajouter le poids des agences de communication. Les bureaux de presse pèsent de plus en plus sur le journalisme. Des attachés appellent des journalistes pour peser sur ce qu'ils écrivent. Or ces journalistes fragilisés ne sont pas en position pour résister au pouvoir qui leur fait face. Et puis, il y a l'auto-censure. On avait par le passé des rédacteurs en chef protecteurs. Aujourd'hui, ce sont de plus en plus de simples courroies de transmission entre la rédaction et les actionnaires. Les journalistes ne se sentent plus protégés. Ils hésitent à être dérangeants et ne pas être dans l'air du temps.
Vous êtes très pessimiste.
Il y a aussi des motifs d'espoir. Je vois sur le net des espaces de liberté se créer. Mais ils touchent un public déjà averti, à la recherche d'un journalisme qui prend le temps, et ça reste réduit. Mais j'aime mon métier. C'est le plus beau du monde avec celui d'enseignant. C'est celui de la transmission. Je ne l'exerce plus aujourd'hui comme reporter ou photo reporter mais dans le monde de l'édition en écrivant des livres. Mais j'ai fait 500 reportages dans 160 pays.
Pourquoi ce titre violent ?
Cela fait référence à une expression populaire et à une généralisation. Les gilets jaunes parlent de ces "cons de journalistes" mais ils font référence à 150 éditorialistes, toujours les mêmes. Mais l'objet du livre, c'est de dire que tous les journalistes ne sont pas à mettre dans le même panier. Et puis, ça fait référence au fait que les journalistes n'ont pas vu venir ce qui arrive aujourd'hui. Et peut-être qu'on est bien con d'exercer encore notre métier avec passion.

 

Par Catherine Ernens

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La presse

Les journalistes sont-ils devenus des cons ?

Nell Irvin Painter : « Le racisme perdure car il a un but politique »

L'historienne américaine publie « Histoire des Blancs », un essai historique qui raconte la construction de la race, de l'Antiquité au régime nazi. Entretien.
Par Louis Chahuneau

D'où vient la notion de race ? Pas de notre ADN dont la science a prouvé qu'il était commun à 99,9 % de l'humanité, mais la race en tant que construction sociale. Celle qui a abouti aux discriminations, à la ségrégation et au nazisme notamment. Depuis quelque temps, la race fait un retour tonitruant dans notre vocabulaire. D'Emmanuel Macron qui l'a fait disparaître de la Constitution cet été aux indigénistes qui débattent des privilèges blancs et du racisme d'État en passant par les écrivains comme Tania de Montaigne, Britt Benett ou Reni Eddo-Lodge.

La question de la race divise depuis des siècles, mais une historienne américaine a choisi de raconter la construction historique du concept sans parti pris politique. Nell Irvin Painter, professeure émérite à l'université de Princeton et membre de la prestigieuse Société américaine d'histoire, vient de publier en France Histoire des Blancs (2019, Max Milo), un livre exhaustif qui remonte aux sources de la race depuis l'Antiquité jusqu'à l'élection de Barack Obama (le livre est sorti en 2010 aux États-Unis). Selon elle, « il n'y a jamais eu le moindre consensus sur le nombre de races humaines ni même sur le nombre de races blanches. Les critères changent sans arrêt en fonction des goûts individuels et des besoins politiques ». De retour en France à 76 ans pour une série de conférences, Nell Irvin Painter retrouve un pays qu'elle connaît bien, après avoir étudié à l'université de Bordeaux, « au Moyen Âge » comme elle le dit. Elle revient pour nous sur un concept toujours d'actualité.

Le Point : Vous terminez votre livre en expliquant que le modèle noir/blanc perdure malgré la preuve scientifique que la race n'existe pas. Comment l'expliquez-vous ?

Nell Irvin Painter: L'idée selon laquelle la race serait biologique donc permanente, intrinsèque, unique, est fausse car notre façon de déterminer la race a toujours changé. On a mesuré les crânes, observé des couleurs de peau différentes, et notre définition change toujours. La race est une idée et non un fait scientifique. Dans les années 1950, l'Américain était représenté par un homme blanc, beau, grand et intelligent. Maintenant que les gens de couleur deviennent riches, beaux, puissants, ça ne marche plus comme idée. Aujourd'hui, on parle DES Américains. Si le racisme perdure, c'est qu'il y a un but psychologique, social et politique.

Dans votre livre, vous expliquez que les peaux foncées sont en cours d'intégration et vous vous demandez : « Est-ce la fin de la race en Amérique ? »

Et je réponds que non. Il y a un besoin social d'expliquer la pauvreté. Les pauvres sont souvent de peaux foncées, et expliquer la pauvreté par la race ça marche. Les pauvres ne sont plus racialisés de la même façon.

Selon vous, Donald Trump a remis l'identité blanche au goût du jour lors des élections...

Trump a fait comprendre aux Blancs qu'eux aussi étaient racisés. Pour simplifier, avant Trump, être blanc c'était être neutre. La race concernait les autres. Comme dit la sociologue Christine Delphy : « Les uns et les autres. » Les Blancs avaient peut-être une classe sociale mais pas de race. Avec Trump, « Make America great again » a raisonné comme « Make America white again ». Beaucoup de Blancs ont dit « quelle horreur », car ils ne s'étaient jamais demandé ce que signifie être blanc. Trump ramène les États-Unis dans les années 1950.

À quel siècle la race a-t-elle connu son heure de gloire ?

À la fin du XIXe siècle, on pense qu'il y a plusieurs races blanches : les Teutons, les Saxons, les Nordiques, les Juifs… Tous ces peuples étaient de « race blanche », mais de grade racial différent. Dans les années 1910-1920, le New Deal puis le régime nazi perturbent cette théorie. À l'époque, on se définit selon trois races : les caucasoïdes, les mongoloïdes et les négroïdes. Ce sont des races unitaires. On se rend compte que les nazis partagent cette idée avec les anthropologues européens et américains, et on comprend qu'il y a un problème. Le régime nazi a été une prise de conscience pour les Américains.

Et pourtant, vous racontez dans votre livre comment les Américains ont continué à stériliser 65 000 Blancs considérés comme « dégénérés » jusque dans les années 1970.

En Californie et dans les États du Sud, on stérilise les familles dégénérées. Ça s'est arrêté avec le mouvement des droits civiques dans les années 1960. À long terme, il a permis de supprimer les discriminations dans la loi. Par exemple, il y avait des espaces préservés pour les Blancs dans les États du Sud. C'est ce qu'on appelle encore aujourd'hui « Driving while black » ou « Shopping while black » (l'expérience selon laquelle on se voit offrir un service moindre en raison de sa couleur de peau), le changement est très lent. Il ne faut pas oublier que, aux États-Unis, l'idée de soumission par la race est présente dès le début. La clause des 3/5 est dans la Constitution [jusqu'en 1868, un esclave était comptabilisé à hauteur de trois cinquièmes d'un homme libre dans le comptage des citoyens américains, NDLR]. Chez vous, c'est différent.

Pourquoi les Blancs ont-ils cherché à hiérarchiser les races depuis l'Antiquité ?

C'est très intéressant. Mon éditeur anglais a toujours pensé que les Grecs anciens pensaient la race comme aujourd'hui. Mais non ! La race a été inventée au XVIIIe siècle. C'est très difficile à expliquer même pour les gens sophistiqués. Eux disent qu'on a toujours pensé la race de la même façon. Ce que je dis dans mon livre, c'est que ça a toujours changé ! Les relations de pouvoir évoluent.

Pendant longtemps, les vagues successives d'immigrés irlandais, italiens, allemands aux États-Unis ont été considérés comme inférieurs aux Américains blancs. Peut-on parler de racisme ?

Les Irlandais c'est un cas d'école. Ils sont arrivés très pauvres, à cause de la famine chez eux. Mais comme ils étaient blancs, les hommes avaient le droit de voter. Et si on vote, on gagne du pouvoir, on accède au travail dans la police, dans les écoles. Le vote est crucial car il représente la clé d'accès à la classe moyenne. Or, la race est liée à la richesse. Donc on progresse et on sort de la pauvreté, on grimpe l'échelle sociale. Aujourd'hui, les immigrés italiens ou irlandais sont devenus des Blancs. Et on se marie entre descendants.

En France, le mot race a été supprimé de la Constitution et les statistiques ethniques sont interdites depuis 1978.

C'est un problème. J'ai entendu parler de racisme anti-blanc. On a le droit d'en parler mais ce n'est pas un concept sérieux. Les actes de racisme anti-blanc restent anecdotiques alors que le racisme est un système d'oppression. C'est emprunté du racisme inversé aux États-Unis. Pour contrer cette idée, il faut des chiffres pour montrer qui a accès au logement, au travail. Si on n'a pas ces chiffres, l'idée du racisme anti-blanc va circuler.

En France, on a importé les études sur la race du monde anglo-saxon. On voit aussi l'apparition ponctuelle de réunions racisées. Est-ce une bonne chose ?

C'est une bonne chose pour des clubs privés, je comprends ce désir d'être en communauté et de discuter. Mais ça ne doit pas arriver dans les institutions publiques qui doivent rester ouvertes à tous.

En tant que femme noire et scientifique, votre statut d'universitaire vous a-t-il protégé du racisme ?

Je viens de la classe aisée en Californie. Donc je n'ai pas souffert de racisme ouvertement, à part des choses très subtiles. Le fait d'être une femme âgée et connue me protège. En revanche, mon statut d'universitaire n'impose pas autant de respect qu'en France. Chez nous, mieux vaut être une vedette ou un sportif connu.

Comment avez-vous réagi après l'élection de Barack Obama en 2008 ? Et est-ce important pour la société d'avoir des icônes noires comme Michelle Obama ?

J'étais éblouie comme beaucoup de gens. Obama est si intelligent, si ouvert. Et puis il est noir, a une femme noire et des filles noires. Il était le bienvenu après le mauvais mandat de Bush. Quant aux icônes noires, c'est évidemment important. Lors du discours sur l'état de l'Union mardi, c'est une femme noire [Stacey Abrams, NDLR] qui a répondu à Donald Trump pour le Parti démocrate. C'était marquant. Le parti se place du côté des multiculturalistes, les vrais démocrates qui soutiennent l'accès aux droits pour tous. On a le choix entre un parti républicain sexiste, et anti-écologique, et un parti multiculturaliste. C'est une vraie nouveauté depuis 2016.

Histoire des Blancs, de Nell Irvin Painter, 2019, éditions Max Milo, 427 pages, 29,90 euros.

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