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Il se targue d’avoir réalisé «davantage d’oeuvres de César» que le sculpteur lui-même. Retiré des affaires, le faussaire Eric Piedoie Le Tiec revient sur son parcours flamboyant, émaillé de plusieurs années de prison qui n’ont en rien entamé sa passion de l’art.

Aujourd’hui encore, dit-il, il «voit» certaines de ses «oeuvres» en vente sur internet: «J’ai une façon de faire les choses. Mes collaborateurs - mes complices - en avaient une autre et je fais très bien la différence», s’amuse le sexagénaire lors d’un entretien à l’AFP, à l’occasion de la sortie ce jeudi en librairie de son autobiographie «Confessions d’un faussaire» (éditions Max Milo).

Longtemps connu comme «le principal prévenu dans le procès des faux César», cet ancien «pirate de l’art» est désormais galeriste et marchand d’art à Grasse, dans le sud de la France, et peint ses propres œuvres.

Avant d’entamer ce nouveau chapitre de sa vie il y a huit ans, il s’est fait connaître grâce à ses nombreux faux de Miro, Toulouse-Lautrec, Chagall et surtout de César --le maître des compressions d’objets -- écoulés sur le marché de l’art.

Ce «passe-temps» l’a occupé pendant environ quarante ans, dont dix en prison, pour subvenir aux besoins d’une vie «sex, drogues et rock’n'roll». Un parcours inspiré par Fernand Legros, considéré comme un des plus grands faussaires de la fin du XXe siècle, mais aussi et surtout, dit-il, par goût de l’art.

«Je m’intéresse forcément aux artistes, à leur travail, à leur fil d’Ariane... Et j’ai recommencé à le faire pour mieux comprendre», explique-t-il.

«Au-delà de la technique, il faut avoir l’esprit de l’artiste. C’est comme un acteur de théâtre: s’il n’entre pas dans son rôle, ce sera bidon. Il faut se concentrer, pénétrer le cerveau, les arcanes de sa pensée».

- Le vrai du faux -

Ancien étudiant en arts, Eric Piedoie Le Tiec a grandi près de Saint-Paul-de-Vence, patrie d’adoption de Chagall et Giacometti et théâtre d’une intense scène artistique dans les années 70.

«En manque d’argent», tout commence pour lui autour d’une tasse de thé noir. Il trempe une feuille de dessin dans le thé pour la vieillir et se met à exécuter un dessin trouvé dans un catalogue de Raoul Dufy. Premier essai concluant: il réussit à vendre le résultat l’équivalent de 900 euros à un marchand niçois.

Débute alors une vie à cent à l’heure, où il croise le roi du pop art, Andy Warhol, lors de soirées de défonce, se lie d’amitié avec l’écrivain et militant noir-américain James Baldwin, pénètre les ateliers d’artistes mondialement célèbres et crée des faux à la pelle, allant jusqu’à duper les experts.

D’où cette interrogation rapportée au début de son livre: n’aura-t-il pas lui même réalisé sans le savoir «des clones de fausses œuvres, même authentifiées ?»

A s’immerger dans le faux, difficile d’y voir clair. «Un bon faux, ce n’est jamais faux, c’est parfait dans l’esprit de l’artiste. Un bon faux c’est un vrai faux», résume-t-il dans une pirouette.

«Il n’y a pas de perdants dans mon histoire. (...) Personne. Ils ont tous gagné de l’argent. Le travail était parfait d’après ce qu’on me dit. Donc personne n’est venu se plaindre».

Et de décrire un marché de l’art envahi par les faux. Grâce aux complicités des experts, des galeristes, des proches des artistes. Quand ça ne vient pas d’eux-mêmes, assure-t-il.

Un marché en pleine accélération aussi, avec des œuvres s’envolant à des sommes astronomiques en des temps record.

«L’art, la drogue et les armes se vendent bien, et l’un sert souvent à financer l’autre», conclut cet observateur de choix, qui rêverait de voir son nom en haut de l’affiche dans un film résumant son parcours haut en couleurs.

AFP

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La presse

De Chagall à César, l’art du faux décrypté par un maître du genre

Une femme à la double personnalité et une escroquerie financière à 300 millions d'euros... Un livre réunit tous les ingrédients d'un excellent roman noir.

Gorgée de morphine pour atténuer les souffrances d'un cancer du pancréas en phase terminale, Monique Piffaut, 78 ans, s'est éteinte le 30 novembre 2016. Veuve et sans enfant, cette patronne de fer, secrète et respectée, laissait derrière elle un empire agro-alimentaire pesant près de 900 millions d'euros de chiffre d'affaires et recouvrant plusieurs dizaines de marques prestigieuses dans la charcuterie, les plats cuisinés et la pâtisserie industrielle (Williams Saurin, Paul Prédault, Madrange, Panzani, Brossard...). Dans un communiqué émis par la holding Financière Turenne Lafayette, qui chapeautait l'ensemble, et dont elle était la dirigeante et l'unique actionnaire, Monique Piffaut annonçait léguer toute sa fortune à une fondation en cours de création.

Mais, une fois ouverts les livres de compte, il est apparu que Monique Rieferstalen, (son nom de jeune fille) laissait en héritage un trou financier estimé à près de 300 millions d'euros. Une dette considérable, laissant pantois ses fournisseurs, les pouvoirs publics et 3200 salariés. Tout aussi stupéfaits, financiers, industriels et journalistes découvraient qu'ils s'étaient fait "roulé" des décennies durant par celle dont on vantait les qualités de "gestionnaire et de visionnaire".

On la surnommait "Mamie Cassoulet"

Septembre 2019 : dans son livre Madame Piffaut, la reine des escrocs (éditions Max Milo), le journaliste-écrivain Pierre Maraval a voulu faire la lumière sur ce que l'on ne savait pas de cette drôle de dame. C'est-à-dire à peu près tout. Se frayant un passage parmi les innombrables mensonges, affabulations et calculs cyniques de celle que l'on surnommait "Mamie Cassoulet" dans la presse économique, l'auteur met à jour, chapitre après chapitre, les misérables secrets personnels, mais aussi le cynisme et la dureté d'une femme solitaire et misanthrope.

Pour que le lecteur finisse par s'attacher à ce personnage qui donne froid dans le dos, Pierre Maraval, qui est aussi plasticien et cinéaste, a choisi de donner à son enquête la saveur d'un roman noir à la Simenon. Pour cela, il se glisse dans la peau de "La Reine des Escrocs", varie les angles de narration, reconstitue des dialogues et utilise la première personne lorsqu'il s'agit de livrer des confidences intimes où les blessures des origines.

On suit la petite Monique dans les couloirs glacés du couvent où elle sera élevée pour échapper à la déportation pendant la seconde Guerre Mondiale. Un père juif polonais, chaleureux et beau parleur, lui donne le goût des chiffres et de l'entreprise. Une mère catholique, autrichienne, rigide et froide, la dote de la fierté d'une origine aristocratique viennoise. Puis, c'est l'adolescence, un bac raté, la découverte qu'elle ne plaira jamais et la trouble attirance ressentie pour sa jolie amie Evelyne dont elle envie la beauté et le pouvoir que cela lui donne sur les hommes. Puis ce sera l'échec du mariage avec son mari dentiste qui se suicide en se pendant au cordon de sa "roulette", les rares et médiocres amants d'une femme qui s'invente un passé d'espionne, des enfants morts noyés dans une piscine pour donner du relief à une existence si terne qu'elle en ferait presque peur. Et pour seuls compagnons à ses côtés, une succession de caniches nains, remplacés à l'identique à chaque décès et tous nommés Gaëtan.

Pour transformer l'épicerie de luxe créé par son père en un groupe agro-alimentaire, Monique Piffaut va tirer parti de son physique disgracieux et de son absence de charme en endossant les habits d'une petite bonne femme banale, insignifiante, sans autre attrait que des résultats prometteurs, que les hommes méprisent au lieu de s'en méfier. Elle les observe, les déstabilise et les manipule sans qu'ils s'en rendent compte.

Fausses factures et gestionnaires véreux

Ainsi va prospérer le "système" Monique Piffault qui, depuis ses débuts, a choisi de corriger ses erreurs de gestion en les niant et en rédigeant elle-même, la nuit, des fausses factures, qui lui permettent de lisser ses pertes dans une croissance artificielle de son chiffre d'affaires. Une cavalerie qu'elle pratiquera jusqu'à la fin de sa vie avec la complicité, active de son entourage et l'aveuglement de ses financiers.

Dans son dernier tiers, l'ouvrage prend la forme d'une investigation serrée, démontrant que Monique Piffaut ne serait sans doute restée au stade d'une commerçante truquant ses comptes, si elle n'avait pas été portée par les dérives des années Tapie, le cynisme de la grande distribution et l'avidité des grands banquiers. Car l'intéressée n'a pas agi seule. Derrière son parcours, on découvre les tristes fantômes des années fric comme la SDBO et le Crédit Lyonnais. Autour d'elle, des gestionnaires peu scrupuleux encouragent la fuite en avant de la Financière Turenne Lafayette, servie aussi par la naïveté des pouvoirs publics toujours prompts à fermer les yeux sur la réalité des chiffres au nom de la sauvegarde de l'emploi.

Madame Piffaut ne sera jamais jugée. Son entourage, si. Après deux ans et demi d'enquête préliminaire, le parquet de Paris a ouvert le 8 avril dernier une information judiciaire contre "X", notamment pour abus de biens sociaux, escroquerie, présentation de comptes inexacts, faux et usage de faux, dissimulation de la véritable situation de la Financière Turenne Lafayette,

Finalement la "reine des escrocs" laissera pour seul héritage les trois grands amours de sa vie : sa Porsche noire, ses tailleurs Chanel et son caniche nain, le dernier des Gaetan, aboyant dans la vaine attente de son retour.

Par Jean-Luc Barberi

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La presse

Madame Piffaut, les secrets de « Mamie Cassoulet »

Münchhausen par procuration : "Quand j'étais malade, ma mère m'aimait"

Qu'est-ce qui peut pousser une mère à rendre volontairement son enfant malade ? C'est ce que Delphine Paquereau, victime d'une mère atteinte du syndrome de Münchhausen par procuration, a voulu comprendre. Elle témoigne dans un ouvrage, "Câlins assassins". Nous l'avons rencontrée.

Mis encore récemment en lumière à travers les séries télévisées américaines Sharp Objects et The Act, le syndrome de Münchhausen par procuration fascine autant qu’il révulse. Difficile en effet d’imaginer que dans la vraie vie, des mères, souvent perçues comme dévouées et aimantes aux yeux de la société, soient en réalité les bourreaux de leurs propres enfants. “Cette forme extrême de maltraitance à enfant met en scène une mère induisant des symptômes chez ce dernier qu’elle amène devant le corps médical pour des explorations diagnostiques et thérapeutiques au détriment de l’enfant”, décrit le Dr Stéphanie Dauver. Leur but : obtenir une attention particulière de la part du corps médical et de l’entourage. Une douloureuse expérience vécue par Delphine Paquereau, 36 ans, qui raconte son histoire dans un ouvrage poignant, Câlins assassins (Éditions Max Milo).

Un rein contre un peu d’amour maternel

"Je lui ai fait cadeau de mon rein par amour". Nous sommes en 1991, Delphine Paquereau a huit ans, et à cause de coups-de-poing répétés portés par sa mère -avec la complicité de l’un de ses frères-, la petite fille vient de subir l’ablation d’un organe. Depuis l’âge de 4 ans, sa mère n’a de cesse de l’emmener consulter des médecins pour de soi-disant infections urinaires à répétition. Impuissante, elle subit cette femme décrite par beaucoup comme autoritaire et caractérielle. À qui l’on ne dit jamais non.
"Quand j’ai été prise dans son engrenage, je me rendais compte que tout n’était pas normal, nous confie-t-elle. Mais même si je trouvais parfois qu’elle exagérait et que je l’entendais mentir aux médecins, je n’avais aucune raison de remettre sa parole en doute. Elle ne ferait pas tout cela si elle ne m’aimait pas ? J’avais peur de la dénoncer et de la perdre."
C’est en cela que la mère atteinte du syndrome de Münchhausen par procuration puise toute sa force : ce lien de dépendance affective ambivalent qui pousse, en dépit d'eux-mêmes, les enfants victimes à devenir les complices de leurs génitrices. “Malgré tout ce que je subissais, je me raccrochais à elle. Quand je ‘jouais’ la malade, elle m’aimait, se remémore Delphine Paquereau. Je ne pense pas qu'elle aurait été jusqu’à me tuer. Ce qu’elle cherchait c’était à me garder pour elle, et pour y parvenir elle me fragilisait."

Seule contre tous

A l'époque, les consultations, examens et hospitalisations à répétition n’éveillent pas non plus les soupçons du corps médical. Du médecin de famille aux néphrologues en passant par les chirurgiens qui ont croisé la petite Delphine et s’échangent régulièrement des courriers durant de nombreuses années, aucun ne soupçonne la mère d’abus. "Dès qu’elle se sentait en danger, elle changeait de spécialiste. C’est grâce à ce ‘nomadisme’ qu’elle arrivait à passer entre les mailles du filet".
Et son père dans tout ça ? “Il a toujours été passif. Il lui faisait tellement confiance; pour lui c’était normal qu’elle s’occupe de ma santé.” Seule contre tous, elle passe plusieurs années de sa vie otage de cette mère toxique avec une peur de mourir omniprésente. "Je pensais que le seul rein qui me restait aller lâcher. Je craignais que personne ne s’en rende compte et que j’en meure". Autre conséquence malheureuse de son isolement : une scolarité et un début de vie professionnelle chaotiques dont elle garde encore aujourd’hui un goût amer. Sa liberté, elle commence à l’entrevoir vers la fin de l’adolescence, lorsqu’elle rencontre celui qui deviendra son futur mari et le père de ses deux enfants : “Il m’a permis de m’émanciper, de découvrir le monde, de sortir de ses griffes, de voir comment une famille fonctionnait ailleurs.”

De mère à grand-mère Münchhausen

Libérée physiquement de sa mère, Delphine ne l’est pas pour autant psychologiquement. C’est lorsqu’elle voit la relation que commencent à tisser sa propre fille, âgée de deux ans à l’époque, et sa mère, que l’enfance maltraitée de Delphine Paquereau commence peu à peu à resurgir. "Je sentais qu’elle était possessive avec elle, mentalement et physiquement. Par exemple, quand j’allais la récupérer chez elle, elle la tenait sur ses genoux, prostrée, emmitouflée dans une couverture. J’en arrivais à me dire qu’elle voulait me la ‘voler’ et qu’il fallait que je la protège." Déprimée sans vraiment savoir pour quelles raisons et de plus en plus alarmée par cette relation, Delphine Paquereau, enceinte alors de son deuxième enfant, entreprend de faire toute la lumière sur ce qui l’empêche de mener une vie pleinement heureuse et épanouie. "Je n’arrivais tout simplement pas à mettre des mots sur mes maux." Décidée à préserver son enfant, elle l’éloigne peu à peu de sa grand-mère, qui ne tarde pas à riposter en faisant appel à un juge.
Poussée par un instinct de préservation, l’enfant jadis victime de sa mère se rebelle et entreprend alors des recherches sur son passé médical. La jeune femme met alors à jour le lourd secret de famille et perce à jour sa mère. Un déclencheur qui lui permet de l’écarter définitivement de sa vie. "Avoir refoulé était un moyen de me protéger je pense, dit-elle avec le recul. Longtemps après découvert tout ça, je m’en suis voulue d’avoir été sa complice. J’en ai voulu à la petite fille que j’étais à l’époque et me suis demandée pourquoi je n’avais rien fait pour arrêter ça."

Un deuil familial

Son secret dévoilé, Delphine Paquereau peut alors le comprendre et se l’approprier, pour enfin se l’expliquer. Et guérir. "Une fois que j’ai compris et que j’ai accepté mon histoire, le fait que j’ai eu une enfance ‘de merde’, j’ai pu me reconstruire. Aujourd'hui, j’ai tout de même du mal à consulter un médecin quand je suis malade. Je me retrouve dans le corps de cette petite fille soumise qui se laisse faire et ne dit rien."
"En deuil de [sa] famille", Delphine ne voit plus ni ses deux frères ni son père. "Je ne leur en veux pas, c’est juste dommage pour eux qu’ils n’ouvrent pas les yeux", regrette-t-elle. Sa mère, quant à elle, "est toujours dans la colère et dans le déni. Elle ne se remet pas en question."
Avec son ouvrage, elle souhaite avant tout informer le public et, aussi étrange que cela puisse paraître, les médecins. "Certains m’ont dit qu’ils n’avaient pas étudié et connu ce genre de comportement. Ils peuvent se faire manipuler très facilement, la preuve. Je voulais donc les alerter sur ce trio mère-enfant-médecin pour que lorsqu’ils ont un doute, ils aillent chercher plus loin. Le syndrome de Münchhausen par procuration peut être dévastateur pour un enfant. Il faut que tous, nous soyons attentifs aux signaux. Des absences répétées à l’école, la jubilation d’une mère à l’évocation de son enfant malade, son manque criant de réelles inquiétudes sur son état de santé, ou encore sa propension à se faire plaindre doivent nous mettre la puce à l'oreille."
Delphine Paquereau vit désormais une vie plus paisible dans l'Ouest de la France, entourée de son mari et de ses enfants, à qui elle a d’ailleurs tenu à raconter son enfance malheureuse. "Cela fait partie de leur histoire, surtout celle de ma fille. Pour moi, c’est un moyen de les protéger et je sais par expérience que garder un secret de famille est mauvais. Pour évoluer dans des relations saines, il fallait qu’ils sachent."

Par Aurélie Sogny

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La presse

Münchhausen par procuration

Esclaves et migrants : il était une fois les Blancs
LE RENDEZ-VOUS DES IDÉES. Dans « Histoire des Blancs », l’Africaine-Américaine Nell Irvin Painter explore les constructions mentales qui, depuis l’Antiquité, ont forgé la « blanchité ».

Dès 1948 et son mythique Orphée noir, Jean-Paul Sartre a eu conscience du « privilège blanc », celui de « voir sans qu’on le voie » et de se penser comme point de référence. En attestent une grande partie des travaux d’anthropologues au XIXe siècle et jusqu’au milieu du XXe siècle. Des hommes (la plupart du temps) et des femmes (plutôt rares) occidentaux écrivent sur les « autres ». Dans un contexte de domination coloniale et impériale né de la traite transatlantique, les Noirs sont des objets d’étude scientifique pour les Blancs.
Il aura fallu attendre les années 1990 pour que les chercheurs s’intéressent enfin à ceux qui habituellement regardent les autres, les Blancs, et que se développent les Whiteness Studies aux Etats-Unis, après la publication de The Wages of Whiteness : Race and the Making of the American Working Class, de David R. Roediger, en 1991, et de How the Irish Became White, de Noel Ignatiev, en 1995. Vingt-cinq ans plus tard, en 2010, l’historienne africaine-américaine Nell Irvin Painter publiait Histoire des Blancs, dont la traduction française vient de paraître aux éditions Max Milo.
Cette étude monumentale, fruit de deux décennies de recherches, tend à montrer comment la notion de race blanche s’est construite outre-Atlantique et comment elle puise dans une histoire qui remonte à l’Antiquité, à une époque où les races n’existaient pas et où il n’était pas question de Blancs et de Noirs. Ce qui importait alors, c’était là d’où venaient les hommes, la géographie, le climat. Pourquoi alors remonter aussi loin ? Pour comprendre d’où viennent les Saxons, dont se sont réclamés – et se réclament toujours – une partie des Américains blancs, ceux qui pendant longtemps se sont pensés comme étant les seuls véritables Américains et qui dominaient la société dans son ensemble. Mais aussi d’où viennent les Celtes. Ce qui permet, entre autres, de comprendre la discrimination dont ont été victimes les Irlandais.
La distinction entre Celtes et Gaulois, par exemple, dépend de la manière dont les Romains parlaient d’eux et des mots qu’ils employaient pour les désigner ; ce qui n’est pas sans rappeler la manière dont, beaucoup plus tard, les colonisateurs européens créeront par le langage et la volonté politique des ethnies en Afrique.

Un pan oublié de l’histoire mondiale
Nell Irvin Painter convoque tout un pan « oublié », dit-elle, de l’histoire mondiale : celui de l’esclavage des Blancs, qui a duré plus de deux mille ans et qui ne s’est terminé qu’avec la modernisation ottomane au début du XXe siècle. Cet esclavage-là est fondamental pour comprendre comment s’est construite la blanchité, notamment à travers son idéal de beauté.
« L’emploi de l’adjectif “caucasien” pour désigner les Blancs, écrit-elle, trouve son origine dans les idées de beauté qu’on associait à l’esclave blanc originaire de l’est de l’Europe, et la blanchité reste liée à des représentations de la beauté existantes dans l’histoire de l’art et la culture populaire. » En témoigne le succès des odalisques. C’est là l’un des paradoxes dont aime à se jouer l’histoire : à cause de l’ampleur inédite – et sans commune mesure avec les autres esclavages – de la traite négrière, on a fini par associer les Noirs à l’esclavage, les Blancs à la liberté, et le modèle blanc s’est imposé comme canon esthétique. Or cette beauté-là nous vient de celle des femmes esclaves d’Eurasie.
Comble de l’ironie, le terme de « Caucasien » servant à désigner les Blancs a été pensé à partir d’un crâne qu’a eu en sa possession le médecin, anthropologue et biologiste allemand Johann Friedrich Blumenbach (1752-1840) et qu’il trouvait parfaitement beau. Il semblerait que « la femme dont le crâne servit à désigner la race blanche ait été une esclave sexuelle à Moscou, comme des milliers de ses compatriotes en Russie et dans l’Empire ottoman ». Cette femme était une Géorgienne que les Russes avaient faite prisonnière et qui mourut d’une maladie vénérienne.
Au XIe siècle, Dublin est le plus grand marché d’esclaves d’Europe et un dixième de la population britannique est esclave – ce qui aura profondément marqué l’identité anglaise, dont l’hymne national déclame que « les Britanniques jamais ne seront des esclaves », justement parce qu’ils l’ont été. Patrick, saint patron de l’Irlande, a été au Ve siècle l’un d’entre eux. Les Vikings ont été des marchands d’esclaves de premier ordre et ont déplacé massivement des peuples, à un point tel que ces trafics « ont changé la face de l’Europe ».
« Avant le développement du trafic d’esclaves provenant d’Afrique au XVIIIe siècle, c’est entre la moitié et les deux tiers des tout premiers immigrés blancs des colonies anglaises du Nouveau Monde qui vinrent comme travailleurs forcés, soit de 300 000 à 400 000 personnes », explique Nell Irvin Painter. Ces chiffres peuvent paraître infimes comparés aux plus de 12 millions d’Africains déportés outre-Atlantique, mais ils montrent comment les Etats-Unis, dès le début, se sont construits sur l’esclavage et la privation de liberté.

Plusieurs races blanches hiérarchisées
Très vite, les esclaves associés aux travaux pénibles (Africains et Tartares) sont perçus comme laids ; ceux appréciés pour le sexe (essentiellement des femmes blanches du Caucase) incarnent un idéal de beauté qui perdurera après la disparition de cet esclavage. « Traite négrière et invention de la race sont concomitantes et s’imbriquent étroitement », précise Nell Irvin Painter au Monde Afrique.
Il faut attendre le milieu du XVIIIe siècle pour qu’on ne répartisse plus les hommes seulement en fonction de leur origine géographique. On met désormais l’accent sur la couleur de peau. Dès la fin du XVIIIe siècle, les Etats-Unis se construisent en accordant la citoyenneté à presque tous les hommes blancs. En sont exclus les femmes, les Indiens, les Asiatiques, les esclaves et les hommes libres d’origine africaine.
Au milieu du XIXe siècle, l’évolution est telle qu’être Américain signifie être un homme blanc anglo-saxon protestant (WASP). Car à cette époque, rappelle Nell Irvin Painter, on ne croit pas en une race blanche mais en plusieurs races blanches, qu’on hiérarchise. Race, classe, religion se mélangent et entrent en considération. Il y a souvent conflit de race là où il faut cacher un conflit de classe, observe l’historienne américaine. L’homme WASP domine. Les Irlandais, parce que considérés comme celtes et catholiques, sont persécutés et occupent les emplois précaires. Les Etats-Unis sont traversés par un anti-catholicisme sanglant. Considérés comme des « dégénérés » et comparés aux Noirs, les Irlandais pratiquent la discrimination raciale pour s’élever au-dessus de ces derniers.
Lorsque de nouvelles vagues d’immigrés débarquent à Ellis Island au XXe siècle, les Irlandais s’intègrent davantage à la société américaine. Sont alors considérés comme races blanches inférieures les juifs de Russie, les Européens de l’Est, les Polonais, les Italiens. Et ce jusqu’à la fin des années 1930, où « la perspective d’une guerre avec l’Etat raciste de l’Allemagne nazie élargit le concept d’Américain, si bien que les non-Blancs, en particulier les Noirs, commencent à se faire une place ».

Toute identité est une fiction
La grande force de cette Histoire des Blancs, extrêmement documentée et savante, est de montrer que pendant près de deux siècles ont cohabité deux systèmes raciaux aux Etats-Unis : « un pour les races d’Europe et les races “étrangères”, un pour la dichotomie noir/blanc ». Cette dernière « apparaît comme un élément social et non biologique, une construction sociale puissante qui permet aux Blancs de se considérer d’abord et avant tout comme des individus ». Un « privilège » qui constitue « l’identité de la race blanche » : « En même temps, de nombreuses autres caractéristiques – classe, région, sexe, âge, capacité physique et orientation sexuelle – ont un impact sur la façon dont se manifeste ce privilège. »
« La race est une façon de parler de relations de pouvoir », résume Nell Irvin Painter auprès du Monde Afrique. Des relations qui créent des clivages que l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche a renforcés : « J’ai écrit Histoire des Blancs sous Obama. Avant Trump, beaucoup de personnes blanches ne voyaient pas leur blanchité. Trump a changé cela. Depuis, poser la question blanche se confond avec la question du nationalisme blanc », poursuit l’auteure. Un nationalisme blanc dirigé contre les migrants et qui veut dresser un mur de séparation avec le Mexique, alors même que les Etats-Unis se sont construits dans la migration, tout comme les déplacements et les brassages de populations ont créé de nouveaux peuples constitutifs de l’Europe.
L’ancienne enseignante à Princeton démontre ainsi que toute identité est une fiction, une construction politique et idéologique, et qu’il ne saurait exister d’identité culturelle ou biologique pure. Elle rappelle par exemple qu’à son origine, le terme « Saxon » (dont se revendiquaient les pionniers blancs américains et dont se réclament encore les WASP) « ne désigne pas ceux qui peuplent l’Angleterre, mais des étrangers : des brigands qui sont originaires de l’Europe continentale – Scandinaves, Angles et Jutes, tous ceux qui pouvaient se livrer au pillage de la Bretagne romaine ».

Par Séverine Kodjo-Grandvaux

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La presse

Il était une fois les Blancs

« Les Enfants de Terezin et le Monstre à moustache » : le camp d’internement nazi, théâtre des enfants perdus.
Un documentaire revient sur le tournage d’un film de propagande dans lequel jouent de jeunes prisonniers « heureux ».
La désinformation n’a pas attendu l’ère numérique pour tromper le public. Passés maîtres en la matière, les responsables chargés de la propagande nazie ont réussi, dans la ville forteresse tchèque de Terezin transformée en camp d’internement (et dernière étape avant le voyage final vers Auschwitz), à faire croire que les hommes, femmes et enfants juifs rassemblés derrière les remparts y étaient bien traités.
Ce documentaire revient notamment, avec des archives filmées d’époque, sur le tournage d’un film de propagande destiné à rassurer l’opinion internationale. Grâce au témoignage d’Ela Stein-Weissberger, disparue le 30 mars 2018, ce film rend hommage aux quinze mille enfants juifs qui, comme Ela, connurent Terezin et dont seuls une centaine survivront aux camps de la mort. Le quotidien des enfants du camp, raconté par Ela mais aussi par Hanna, 16 ans à l’époque et survivante d’Auschwitz, fait la force de ce documentaire poignant.

Manipulation réussie
Dès novembre 1941, de nombreux artistes juifs avaient été regroupés à Terezin. Flairant le bon coup, les nazis décident, en 1943, de tourner un film baptisé Le Führer donne une ville aux juifs. La réalisation est confiée à Kurt Gerron, chansonnier juif berlinois très connu avant-guerre, et qui sera gazé à Auschwitz en 1944. Avant le tournage, les nazis font disparaître 7 500 détenus trop maigres et malades, afin de masquer les conditions effroyables du ghetto. Ela, âgée d’une quinzaine d’années, se retrouve sur scène et face caméra, en compagnie d’autres enfants, pour jouer Brundibar, un opéra dans lequel elle tient l’un des rôles principaux, celui du chat. Près d’elle, un vilain moustachu dont les enfants se moquent. Preuve, selon les nazis, que ces enfants chanteurs vivent normalement…
Autre manipulation réussie : celle de la visite rapide de Terezin, le 23 juin 1944, par une délégation composée de deux représentants danois de la Croix-Rouge et du jeune docteur suisse Maurice Rossel. En balisant la visite, en donnant généreusement à manger aux détenus pour l’occasion et en empêchant tout contact direct entre représentants de la Croix-Rouge et population du ghetto, les nazis obtiennent ce qu’ils veulent : faire croire au monde que les juifs ne sont pas maltraités. Dans son rapport, Rossel note : « La population est bien nourrie. Les enfants s’amusent et vont à l’école… » Ces mêmes enfants qui, dans les semaines suivantes, seront envoyés à Auschwitz.

Par Alain Constant

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La presse

Le théâtre des enfants perdus

Samedi, dans l'émission On n'est pas couché, l'animateur a affirmé avoir été victime de chantage de la part de l'attachée de presse du politique.
"Si vous annulez la venue de Madame Chamard, monsieur de Villiers viendra la semaine prochaine." C'est, selon Laurent Ruquier, ce qu'aurait affirmé l'attachée de presse de Philippe de Villiers, à la suite de l'invitation de Christine Chamard dans On n'est pas couché.

Le tort de la journaliste ? Être l'auteure de Puy du Fou, la grande trahison, aux éditions Voix d'alerte. Elle y décrit "un rêve fracassé". "Celui de bénévoles, propriétaires historiques du Puy du Fou, et qui se retrouvent dépossédés du fruit de quarante ans de dévouement et d'enthousiasme." Elle accuse en particulier Philippe de Villiers et son fils Nicolas, tous les deux fondateurs du parc à thème du Puy du Fou lancé en 1989, d'avoir traité "sans ménagement" "ceux qui se mettaient en travers de leur route, provoquant le départ de centaines de Puyfolais." On l'aura compris, il s'agit d'un livre à charge, donc.
"Faux", répond à L'Express l'attachée de presse concernée
Samedi, donc, dans On n'est pas couché, Laurent Ruquier a dévoilé, une fois n'est pas coutume, les coulisses des tractations entre lui et l'attachée de presse du politique, qui a sorti récemment un livre d'histoire controversé (dont L'Express a notamment parlé ici) intitulé J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu.

"Il n'a jamais accepté de venir ici depuis des années. Mais là bizarrement, il a dit, si vous annulez l'invitation de Madame Chamard, il viendra la semaine prochaine. Mais comme je ne le crois pas, je me suis dit qu'on allait garder Madame Chamard", a plaisanté Laurent Ruquier.

Une méthode des plus particulières que conteste toutefois l'attachée de presse de Philippe de Villiers, que L'Express a réussi à joindre par SMS. "C'est faux", nous indique-t-elle, affirmant que tous deux étaient déjà passés "à autre chose", et que ni Philippe de Villiers ni elle ne réagiraient à ces accusations.

 

Par Audrey Kucinskas

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