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07/06/2017 – Souffrance animale : Complaisance intellectuelle ?

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T. Lepeltier prend à revers les déclarations d’une demi-douzaine d’intellectuels et de journalistes pour en dénoncer les incohérences.

Dans ce cinglant essai, Thomas Lepeltier, collaborateur régulier de Sciences Humaines, plonge – pour ainsi dire – le couteau dans la plaie. Comment peut-on prétendre défendre la cause des animaux et ne pas être, comme lui, végétarien militant ? Pour le montrer de la manière la plus imparable qui soit, T. Lepeltier prend à revers les déclarations d’une demi-douzaine d’intellectuels et de journalistes pour en dénoncer les incohérences. En effet, si la plupart d’entre eux critiquent avec véhémence les aspects les plus cruels de l’élevage et de l’abattage industriels, tous avancent aussi de « bonnes raisons » de ne pas rejeter le carnivorisme : supériorité morale de l’être humain, consentement de l’animal, reconnaissance de la cruauté inhérente à la nature, préservation d’une tradition immémoriale, excellence de la viande, etc. Ils se trouvent donc disposés à accorder à l’animal le droit de ne pas souffrir, mais aussi à lui refuser celui de ne pas être mis à mort pour être mangé. T. Lepeltier ne manque pas d’épithètes pour qualifier ces inconfortables postures : absurdes, délirantes, inconsistantes, bavardes, etc. On lui accordera qu’il n’est pas très logique de condamner le maître qui abat son chien pour partir en vacances et, dans le même temps, d’approuver le fait que, chaque jour, des milliers de vaches, cochons, agneaux et poulets soient exécutés. L’argument des antispécistes est strictement éthique : les animaux qui manifestent de l’intérêt pour la vie ont le droit de ne pas être sacrifiés à des intérêts de moindre importance, en l’occurrence ceux des humains, qui n’ont pas vraiment besoin de viande animale pour vivre mais en tirent seulement un plaisir gustatif. La pureté de cette maxime n’offre qu’une issue aux personnes sensibles à la cause animale : le végétalisme intégral. Si tout le monde s’y met, plus de marché, plus d’abattoirs, plus d’élevage. Mais l’unanimité n’est pas facile à atteindre. L’objectif ultime entrevu par T. Lepeltier est politique : déclarer, à terme, l’abattage illégal, ce qui ne relève plus de la morale, mais de la loi. C’est une autre affaire, qui ne garantit pas la fin du calvaire : il y a des pratiques superflues, comme fumer du cannabis, qui posent d’autant plus de problèmes qu’elles sont illégales. La simplicité des règles privées ne permet pas d’en anticiper les conséquences publiques. C’est ce que l’on peut reprocher à l’antispécisme politique.

Nicolas Journet – SCIENCES HUMAINES

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