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30/01/2020 – La vérité cachée

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Bombardement Bouaké : Villepin et Alliot-Marie « ont tout fait pour cacher la vérité », ils voulaient se débarrasser de Gbagbo.

Me Jean Balan, l’un des avocats des familles des victimes français, revient sur le bombardement de Bouaké dans son livre « Crimes sans châtiment ».

Alors cette frappe intervient trois jours après le lancement par le président Gbagbo d’une tentative de reconquête militaire du nord de la Côte d’Ivoire, et selon les autorités françaises de l’époque, selon Jacques Chirac, c’est Laurent Gbagbo qui donne l’ordre de frapper une position française à Bouaké, qu’est–ce qui vous fait penser, vous, que ce n’est pas Laurent Gbagbo ?

Ce n’est pas moi qui le pense, c’est absolument tous les protagonistes, y compris Chirac. Même dans le dossier, il résulte totalement que, dès le début, absolument dès le début, il savait pertinemment que ce n’était pas Gbagbo qui avait donné l’ordre. Ce qui est absolument sûr, c’est que les autorités françaises du gouvernement de l’époque, elles ont absolument tout fait d’une manière concertée, organisée – ce n’est pas moi qui le dis, c’est la juge d’instruction qui le dit. Elles ont fait en sorte que l’enquête judiciaire ne puisse pas prospérer depuis 2004, et ça a continué par la suite. Et dans ces conditions-là, on a été toujours empêché de prendre le fil pour voir qui a été le donneur d’ordre. Et Dominique de Villepin, pendant des années, il parle avec son cynisme habituel, c’est-à-dire que lui ne sait rien, il ne sait même pas que la Côte d’Ivoire existe.

Alors ces trois anciens ministres français sont en effet en couverture de votre livre, quelle pouvait être la manipulation française dans cette frappe de deux avions ivoiriens contre une position de l’armée française ?
La manipulation de ces trois-là … Je ne peux pas démontrer que ce sont eux qui ont manipulé. Ce que je démontre, c’est qu’ils ont tout fait pour qu’on ne puisse pas arriver à tirer le fil. L’intérêt, il est très simple, ils voulaient se débarrasser de Gbagbo, et il fallait un prétexte à un moment donné. À la fin de mon livre, tout est clair, c’est une note approuvée par le président Chirac, écrite par son chef d’état-major Georgelin, où il est dit absolument très clairement qu’il faut expliquer à Soro et à Ouattara – Soro étant le chef des rebelles – que la meilleure manière de se débarrasser de Gbagbo, termes utilisés par eux, ce sont les élections. Donc ils avaient envisagé très clairement de se débarrasser de Gbagbo. Maintenant, si quelqu’un a sauté le pas en bombardant le camp de Bouaké tout simplement pour avoir un prétexte pour faire un coup d’État militaire, c’est un pas que je franchis, je le franchis parce que sinon, il n’y a absolument aucune logique dans ce bombardement.

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